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L'évocation de l'une des plus belles forêts du Québec
Un écosystème à redécouvrir chaque saison
En nature, l'écosystème nordique où se mêlent feuillus et conifères se retrouve en Amérique et en Asie, à des latitudes similaires. La forêt laurentienne prenant place au Biodôme est une forêt mixte: les principaux feuillus et conifères des Laurentides peuvent être observés, au Biodôme, dans le milieu convenant à leur croissance. Plusieurs habitats terrestres et aquatiques se partagent ses 1518 m2.

Des milieux terrestres et aquatiques se succèdent, évoquant ceux que l'on pourrait observer en descendant une montagne dans le parc de la Mauricie : érablière à bouleau jaune, lac et ruisseau de montagne, terrain inondé par un barrage de castor, tremblaie à bouleau blanc, marécage, sapinière à bouleau jaune... Les rochers portent des traces qui témoignent du passage des glaciers qui recouvraient presque tout le Québec il y a 10 000 ans.
![]() Photo: Michel Tremblay |
Comme en nature, d'importants changements climatiques créent de véritables saisons dans la forêt laurentienne du Biodôme. Atteignant 23°C au plus fort de l'été, la température est abaissée progressivement jusqu'à 4°C la nuit (12°C le jour) pour induire la dormance des végétaux. Le raccourcissement de la durée d'éclairement quotidienne contribue aussi à initier cet « hiver » végétal, maintenu pendant 8 à 12 semaines. L'humidité relative oscille entre 45% et 90%.
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L'écosystème de la forêt laurentienne du Biodôme est composée de feuillus, dont l'érable à sucre et le bouleau blanc, et de conifères, dont le sapin et l'épinette blanche.
![]() Photo: Julie D'amour-Léger |
Au printemps, les plantes à bulbe fleurissent avant que les feuilles des arbres n'apparaissent. À l'automne, les érables tournent au rouge ou au jaune... avant de perdre leur feuillage. Les végétaux entrent alors en dormance.
En nature, à la fin de l'été, le raccourcissement du jour provoque un arrêt ou un ralentissement de la croissance des végétaux, accompagné d'une plus grande formation de bois et d'une accumulation de substances de réserve. Puis, les feuilles tombent - la plante entrant alors véritablement en dormance. À ce stade, elle ne reviendrait pas «en végétation» même si elle était replacée dans des conditions favorables. La durée de la dormance varie selon les espèces et l'origine géographique. Mais chose certaine, nos végétaux ont besoin d'une période d'exposition relativement longue à des températures froides avant de pouvoir effectuer leur retour printanier.
La Nature laisse ainsi tout juste au Biodôme le jeu nécessaire pour l'obtention de « vraies » saisons dans la forêt laurentienne, via le contrôle précis de la photopériode et de la température. Adapté d'un article de la revue Quatre-Temps, des Amis du Jardin botanique de Montréal (vol. 76, no 2). Consultez la base de données des fiches descriptives: Les plantes du Biodôme. |
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