Montage et étiquetage

La préparation des spécimens
L'épinglage
L'étalage
Les étiquettes d'identification

LA PRÉPARATION DES SPÉCIMENS

Le montage et l'étalage des insectes dans le but de les mettre en collection sont des opérations très délicates. Tu dois d'abord t'assurer que les spécimens sont assez souples pour être manipulés, car ils risquent de se briser s'ils sont trop secs.

Les insectes conservés dans des pots ou des tubes de chasse hermétiques contenant des vapeurs d'acétate d'éthyle devraient être assez flexibles pour être montés sans préparation.

Il te faut ramener à la température ambiante les insectes gardés au congélateur avant de les manipuler. Sors les spécimens quelques-uns à la fois, environ une heure avant de les monter. Laisse les pots fermés jusqu'à ce moment pour éviter la condensation sur le corps des insectes.

Les spécimens mis en papillotes et tous les autres insectes séchés nécessitent une réhumidification. Leur corps et leurs appendices (ailes, pattes, antennes, etc.) doivent reprendre leur souplesse avant que tu puisses leur redonner une position naturelle. Ce processus se déroule dans un ramollissoir, aussi appelé humidor ou chambre humide.

Ramollissoir
René Limoges, Insectarium de Montréal
Le ramollissoir est un contenant hermétique dans lequel on dépose un matériau imbibé d'eau. Les spécimens sont enfermés dans ce contenant pour regagner l'humidité qu'ils ont perdue en séchant.

Un grand pot en verre ou un bac en plastique muni d'un couvercle peut faire office de ramollissoir. Verse dans le contenant une couche de 4 cm environ de sable, de gravier fin ou de sciure de bois (préalablement stérilisé à l'eau bouillante). Ajoute de l'eau pour saturer le tout, puis vaporise la surface de vinaigre blanc (acide acétique) pour empêcher le développement de moisissures.

Ramollissoir
René Limoges, Insectarium de Montréal
Une alternative simple et efficace consiste à placer dans le fond du ramollissoir une petite serviette ou un chiffon propre et mouillé, sans ajouter de vinaigre. Il est important de laver et de bien sécher le tissu entre chaque utilisation.

Dépose ensuite sur le dessus du matériau humide une feuille de carton ou de liège, du papier essuie-tout ou encore des plaquettes de polystyrène. Ceci servira de tampon et évitera que les spécimens soient en contact direct avec la surface mouillée. Installe délicatement les insectes séchés dans le ramollissoir. Tu n'as pas besoin de déballer les spécimens conservés en papillotes.

Pour éviter la condensation sur le couvercle, couvre l'ouverture du contenant avec du papier absorbant avant de le fermer. Sinon, l'eau qui tomberait sur les spécimens pourrait les abimer.

Il suffit de 12 heures pour redonner leur souplesse aux petits spécimens. Les gros insectes peuvent nécessiter 24 heures ou davantage. Évite de laisser des spécimens trop longtemps dans le ramollissoir et surveille l'apparition de moisissures.

Papillotes dans un ramollissoir
René Limoges, Insectarium de Montréal
Réhumidifie seulement quelques insectes à la fois. Il est préférable de terminer l'étalage de tous les spécimens le jour même où ils sont prêts à être montés.

Retire les insectes du ramollissoir un à un et termine complètement l'étalage avant de passer au spécimen suivant. Les insectes sèchent vite et redeviennent cassants. N'oublie pas de refermer le contenant !

Il n'est pas nécessaire de mettre les gros coléoptères au ramollissoir. Tu peux les réhumidifier rapidement en les immergeant de 10 à 15 minutes dans de l'eau très chaude.

Avant de passer à l'étape de l'épinglage, examine bien tes spécimens. Certains auront sans doute besoin d'un nettoyage. Tu peux enlever plusieurs débris juste en soufflant dessus. Élimine les autres saletés à l'aide d'un petit pinceau à poils souples, que tu tremperas dans l'eau au besoin.

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L'ÉPINGLAGE

Les spécimens que l'on retrouve dans les boîtes et les tiroirs de collection sont habituellement montés sur des épingles entomologiques. Il s'agit d'épingles spéciales recouvertes d'un verni résistant à la rouille ou fabriquées en acier inoxydable. Elles sont disponibles chez les marchands de fournitures entomologiques. N'utilise pas d'épingles ordinaires pour ta collection, car elles peuvent s'oxyder et endommager les spécimens.

Aiguilles entomologiques
René Limoges, Insectarium de Montréal
Cet assortiment d'épingles entomologiques montre les différents formats disponibles. Plus le numéro de l'épingle est élevé, plus son diamètre est grand. Remarque l'épingle numéro 7 : elle est plus longue que les autres et permet d'épingler de très gros spécimens.

Pour la plupart des insectes, tu peux procéder à un épinglage direct, c'est-à-dire transpercer le thorax de l'insecte avec l'épingle. Les plus petits spécimens ne résisteraient pas à une telle opération. Il faut les monter sur un support approprié, puis fixer ce support sur l'épingle. Voyons en détail comment épingler un spécimen dans les règles de l'art.

Avant de passer une épingle au travers du thorax d'un insecte, tu dois choisir le format approprié à la grosseur du spécimen. Privilégie une épingle dont le diamètre est le plus gros possible, sans toutefois risquer de briser l'insecte. Plusieurs collectionneurs n'emploient pas d'épingles numéro 00 ou 000 car ils les trouvent trop molles. Selon certains, si une épingle numéro 0 est trop grosse pour piquer un spécimen, il vaut mieux le fixer d'abord sur un support, comme on le verra plus loin. Les épingles numéro 1, 2 et 3 sont les plus couramment utilisées pour les insectes du Québec.

L'épingle est piquée dans le thorax du spécimen (jamais dans l'abdomen), à un endroit qui varie selon l'ordre auquel l'insecte appartient.

Épinglage d'Hyménoptère
René Limoges, Insectarium de Montréal
Chez les Hyménoptères (abeilles, guêpes, bourdons, etc.) et chez les Diptères (mouches, etc.), l'épingle est placée légèrement à droite sur le thorax, entre les ailes. Ceci évite de détruire des structures utiles pour l'identification qui sont situées au centre du corps.

Épinglage de Coléoptère
René Limoges, Insectarium de Montréal
Pour les Coléoptères, il faut enfoncer l'épingle dans le premier tiers de l'élytre droit. L'épingle est aussi positionnée à droite sur le thorax pour les Orthoptères (criquets), les Grylloptères (grillons et sauterelles) et les Dictuoptères (mantes et blattes).

Épinglage d'Hémiptère
René Limoges, Insectarium de Montréal
Place l'épingle du côté droit du triangle scutellaire pour les Hémiptères (léthocère, punaises, etc.).

Épinglage de Lépidoptère (Hyalophora cecropia)
René Limoges, Insectarium de Montréal
L'épingle est fixée au centre du thorax chez les Lépidoptères. Il n'y a pas de structures utiles à l'identification des papillons à cet endroit.

Épinglage d'Odonate
René Limoges, Insectarium de Montréal
Pique l'épingle au centre du thorax pour les Odonates (libellules) et tous les autres insectes.

Tiens le spécimen par le thorax avec le pouce et l'index d'une main et enfonce l'épingle avec l'autre main. L'épingle doit former un angle droit avec le corps de l'insecte. Enfonce ensuite le spécimen sur l'épingle de façon à laisser une distance de 1 cm entre le dessus du corps de l'insecte et la tête de l'épingle.

Les insectes trop petits pour être épinglés directement sont montés sur triangle ou sur paillette. Dans le montage sur triangle, le spécimen est collé sur l'extrémité repliée de la pointe d'un triangle de carton mince. Tu peux te procurer des triangles déjà coupés chez un marchand de fournitures entomologiques ou les confectionner toi-même. Dans ce cas, utilise une bande de carton de 8 mm de large. Marque la bande en zigzag de façon à obtenir des triangles dont la base mesure 2,5 mm. Découpe ensuite les triangles avec une lame bien aiguisée ou demande à un adulte de le faire pour toi. Gare aux coupures !

Matériel nécessaire pour le montage sur triangle
René Limoges, Insectarium de Montréal
Matériel nécessaire pour le montage sur triangle

Position idéale d'un insecte sur le triangle
René Limoges,
Insectarium de Montréal
Pour effectuer ce type de montage, pique d'abord une épingle numéro 2 à travers la base du triangle et positionne-le à 1 cm de la tête de l'épingle. Replie la pointe du triangle pour faciliter le montage de l'insecte. Utilise une petite goutte de colle blanche pour le fixer sur le carton.

Il faut coller l'insecte sur le côté droit de son thorax. Cette position est idéale car elle laisse entièrement libres le côté gauche et la partie ventrale du spécimen, ce qui permet son identification. Assure-toi que l'insecte est placé à l'horizontale sur le triangle.
 
Cérambycide épinglé avec étiquette
René Limoges, Insectarium de Montréal
Longicorne monté sur triangle

Chez les Hyménoptères (abeilles, guêpes, bourdons, etc.) et chez les Diptères (mouches, etc.), l'épingle est placée légèrement à droite sur le thorax, entre les ailes. Ceci évite de détruire des structures utiles pour l'identification qui sont situées au centre du corps.

Montage sur paillette
René Limoges,
Insectarium de Montréal
Le montage sur paillette consiste à coller un spécimen sur un petit rectangle de carton. À moins que l'insecte ne soit déjà identifié, cette méthode de montage n'est pas recommandée. Une fois le spécimen fixé par sa face ventrale, tu ne pourras plus examiner les parties situées sous son corps, ce qui peut rendre l'identification impossible.

Si tu brises une patte, une aile ou une antenne au cours de l'épinglage, tu peux recoller l'appendice avec un peu de colle blanche. Mais tu dois d'abord être certain que tu pratiques l'opération sur le bon insecte, à la bonne place et dans la bonne position !

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L'ÉTALAGE

Cette étape consiste à disposer certaines parties du corps de l'insecte de façon à ce qu'on puisse les examiner facilement. Elle sert aussi à donner une position naturelle au spécimen. C'est à ce moment que tu mettras en valeur les caractéristiques et la beauté des insectes.

Étalage d'un insecte
Jacques Goldstyn

L'étalage se pratique avec un spécimen monté directement sur une épingle entomologique, tout de suite après l'épinglage, alors que l'insecte est encore souple. Il se déroule habituellement sur une planche de montage appelée étaloir. Il existe plusieurs modèles d'étaloirs chez les marchands de fournitures entomologiques. Le plus souvent, il s'agit d'un assemblage en bois comportant une rainure au centre. La largeur de cette rainure varie selon les modèles, ce qui permet de recevoir des insectes au corps plus ou moins gros. Certains modèles ont une rainure réglable. L'étaloir à rainure est particulièrement utile pour les spécimens dont on veut étaler les ailes (papillons, criquets, libellules, cigales, etc.).

D'autres étaloirs, destinés par exemple à la préparation des coléoptères, n'ont pas de rainure et consistent simplement en une planche de bois mou ou de mousse de polystyrène. Ils servent à étaler les insectes dont il n'est pas nécessaire de déployer les ailes et ceux qui n'ont pas d'ailes.

Tu peux facilement bricoler un ou plusieurs étaloirs à rainure en utilisant des planchettes de pin blanc ou de la mousse de polystyrène. Observe le modèle sur la photo ci-dessous pour t'inspirer. Les entomologistes préparent souvent plusieurs spécimens sur un même étaloir et celui-ci peut mesurer de 30 à 60 cm de long. La rainure mesure de 5 à 15 mm de large sur 10 mm de profondeur environ. Les planchettes qui l'entourent peuvent mesurer entre 10 et 15 cm de large, selon la taille des spécimens à étaler. Assure-toi qu'elles sont assez grandes pour que les ailes ne débordent pas sur les côtés !

Papillon étalé et matériel
Patrice Halley, Insectarium de Montréal
Voici le matériel de base pour étaler un papillon ou tout autre insecte à grandes ailes : un étaloir muni d'une rainure centrale, des bandelettes de papier glassine et des épingles.

L'étalage des insectes exige de la patience, de la minutie, de la dextérité et... des heures de pratique ! Mais le jeu en vaut la chandelle. Regarde attentivement l'extrait vidéo; tu y verras comment réussir l'étalage d'un papillon.

Vidéo Montage d'un papillon pour la mise en collection
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Étaler un papillon est une opération qui nécessite du doigté. Il est tout à fait normal que tu ne réussisses pas parfaitement du premier coup (l'aile se déchire, une patte tombe, une antenne se brise…). N'hésite pas à t'exercer avec des espèces communes avant de passer à tes plus beaux spécimens. Déplace le curseur de ta souris sur la photo ci-dessous pour voir les règles de base d'un étalage bien fait.

Papillon étalé
Patrice Halley, Insectarium de Montréal

Imprimer les instructions


Pour faciliter l'étalage d'un papillon ou d'un autre insecte, tu peux bricoler des outils pratiques en fixant solidement, avec du ruban adhésif, des épingles de différents diamètres à des morceaux de bois (brochette ou longues allumettes de bois) qui serviront de manche.

Il faut se servir de la costa, la grosse nervure dure située dans le haut des ailes, pour les déplacer sans les percer. Appuie la pointe de l'épingle sur cette nervure et bouge l'aile délicatement. Utilise les bandelettes de papier pour te faciliter la tâche, tel que démontré sur l'extrait vidéo. Pour économiser de l'espace, tu peux étaler les ailes seulement sur un côté dans le cas des criquets et des sauterelles, par exemple.

Si tu prévois étaler plusieurs spécimens sur un même étaloir, place le premier tout en haut et travaille ensuite progressivement vers le bas, afin d'éviter les bris.

De manière générale, prépare les insectes dont les ailes ne seront pas étalées en les piquant profondément sur l'étaloir, jusqu'à ce que les pattes touchent presque la surface. Les pattes, les antennes et les autres appendices doivent être placés de façon symétrique et naturelle. Déplie les pattes le long du corps, en orientant la première paire vers l'avant et les deux autres vers l'arrière. Dans le cas des diptères (mouches et compagnie), dispose plutôt les deux premières paires vers l'avant et la dernière vers l'arrière. N'écarte pas trop les pattes du corps car elles sont fragiles une fois séchées. Par contre, veille à ce qu'elles ne cachent pas le dessous du spécimen. Replace les antennes vers l'avant, sauf si elles sont très longues. Dans ce cas, elles doivent être disposées le long du corps. Le tout est maintenu en place par des épingles.

Étalage d'un coléoptère
René Limoges, Insectarium de Montréal
Les antennes de ce longicorne sont placées sur les côtés de son corps, et non devant, afin d'économiser l'espace et de diminuer les risques de bris. Ce spécimen a été préparé sur un étaloir à coléoptères, où il n'y a pas de rainure centrale.

Pour terminer, fixe l'étiquette portant l'information sur le spécimen ou le numéro du spécimen juste à côté de lui sur l'étaloir. Ceci te sera utile à l'étape suivante. Prends bien soin de ne pas mélanger les renseignements !

Laisse sécher les spécimens à l'air libre sur les étaloirs durant une à trois semaines, selon leur taille. Il est possible d'accélérer cette étape en utilisant une source de chaleur. En hiver, par exemple, tu peux placer les étaloirs près d'un calorifère ou d'une plinthe chauffante.

Étalage d'un lépidoptère
René Limoges, Insectarium de Montréal
Lorsque le spécimen est sec, retire très délicatement les épingles et les bandelettes de papier. Si l'opération est réussie, rien ne bouge !

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LES ÉTIQUETTES D'IDENTIFICATION

C'est grâce à ces petits bouts de papier épinglés sous les spécimens qu'une collection d'insectes acquiert sa valeur scientifique. Les étiquettes regroupent les renseignements de base sur chacun des insectes précieusement conservés.

Tous les spécimens doivent être munis d'au moins une étiquette. Ils en portent plus souvent deux ou trois, parfois quatre, mais la première est essentielle. Cette étiquette est la plus haute (la plus près de l'insecte). Elle donne des renseignements sur la récolte du spécimen :
  • le lieu où l'insecte a été trouvé (pays, province, comté, ville);
  • la date de la récolte (on inscrit le jour en chiffres arabes, le mois en chiffres romains, puis l'année en chiffres arabes : par exemple, le 4 juillet 2005 est noté 4.VII.2005);
  • le nom de celui ou celle qui a récolté l'insecte (c'est toi !).
Une ou deux autres étiquettes peuvent compléter la première avec des renseignements supplémentaires sur la récolte. On y trouve par exemple :
  • l'habitat de l'insecte;
  • le micro-habitat (par exemple, sur une roche, sous une feuille…)
  • la température;
  • la phase de la lune (si l'insecte est nocturne);
  • la méthode de capture;
  • le nom de la plante hôte ou de l'animal hôte;
  • un renseignement sur le comportement de l'animal au moment de la capture;
  • le numéro référant aux notes de terrain (dans ton carnet) ou le numéro d'accès à la collection, s'il y a lieu.
Enfin, la dernière étiquette (la plus basse) concerne l'identification du spécimen. Elle comprend :
  • le nom latin de l'insecte (genre, espèce, nom de l'auteur qui a décrit l'espèce);
  • le nom de celui qui a identifié l'insecte, ainsi que l'année de l'identification.
L'identification d'un insecte à l'espèce n'est pas toujours chose facile. N'hésite pas à demander de l'aide à des entomologistes plus expérimentés et consulte la section sur l'identification dans l'activité Collection et conservation.

Spécimens avec étiquettes entomologiques
René Limoges, Insectarium de Montréal
L'insecte de gauche ne porte qu'une étiquette, car il n'a pas encore été identifié. Celui de droite est muni de trois étiquettes. La dernière porte son nom latin.

Étiquettes entomologiques
René Limoges, Insectarium de Montréal
Voici le détail des étiquettes des deux coléoptères de la photo précédente. Remarque la façon d'inscrire les dates de récolte. L'insecte de gauche a été capturé le 17 avril 2001. À quelle date celui de droite a-t-il été récolté ?

Dans une collection qui se respecte, les étiquettes, c'est du sérieux ! Pas question d'inventer une information oubliée ou d'ajouter un renseignement dont tu n'es pas certain. Ici, la plus grande honnêteté est de mise. En cas de doute, il vaut mieux t'abstenir. Tu éviteras ainsi que des erreurs se transmettent si d'autres entomologistes consultent ta collection.

Tu peux fabriquer toi-même tes étiquettes avec du papier rigide. Elles peuvent être toutes du même format, mais celle qui porte l'identification peut aussi être plus grande que les autres. La dimension d'une étiquette ne devrait pas dépasser 6 mm sur 16 mm. Les renseignements inscrits devraient tenir sur trois ou quatre lignes. N'utilise pas d'abréviations, mais sois concis et précis. Tu peux écrire sur les étiquettes à la main, avec de l'encre de Chine ou de l'encre indélébile et une pointe fine, ou encore avec une imprimante d'ordinateur.

Pour placer une étiquette sous un spécimen, perce-la avec l'épingle en plein milieu, à l'horizontale, en évitant de perforer une lettre ou un chiffre. Nous avons vu plus haut que l'insecte est positionné à 1 cm de la tête de l'épingle. Chaque étiquette a aussi une hauteur précise, ce qui donne une apparence plus uniforme à la collection. La première étiquette est habituellement placée à 18 mm de la pointe de l'épingle, la deuxième à 14 mm et la troisième à 10 mm. Il existe des gabarits spéciaux pour ajuster la hauteur des étiquettes. Tu peux les trouver chez les marchands de fournitures entomologiques ou en bricoler un. Ces blocs d'étiquetage, ou blocs entomologiques, ont la forme d'un cube ou d'un escalier percé de trous.

Bloc de montage
René Limoges, Insectarium de Montréal
Ce gabarit à cinq trous permet d'ajuster la hauteur d'un spécimen et de quatre étiquettes.

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Dernière révision : 2003-02-20
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