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Phylum : Arthropodes
ESPÈCES APPARENTÉES
La famille des Cimicidae comprend plus de 100 espèces. Toutes se nourrissent de sang d’oiseau ou de mammifère. Deux espèces vivent presque exclusivement aux dépens de l’être humain : C. lectularius, qui vit principalement en zone tempérée, et C. hemipterus (F.), qu’on retrouve essentiellement en zone tropicale. D’autres espèces, dont C. pilosellus (Horv.) ou punaise de la chauve-souris, et Oeciacus vicarius Horv. ou punaise de l'hirondelle, sont également présentes en Amérique du Nord. Dans le texte qui suit, la désignation « punaise des lits » fait référence à C. lectularius. |
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Une punaise des lits adulte mesure de 5 à À jeun, une punaise des lits présente une coloration allant du brun au brun jaunâtre. Une fois gorgée de sang, elle devient brun rougeâtre et ressemble à un petit pépin de pomme. La tête porte des antennes à quatre segments facilement identifiables. Les pièces buccales, très spécialisées, sont du type piqueur-suceur. Généralement, le bout de l’abdomen est pointu chez le mâle et plutôt arrondi chez la femelle. |
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Bien que certaines femelles puissent vivre plus de deux ans, la durée de vie moyenne des adultes varie entre 10 et 12 mois. Cette longévité augmente quand la température diminue. À 27 °C, C. lectularius vit en moyenne 65 jours mais, à 10 °C, jusqu’à 413 jours. Dans un endroit non chauffé et sans nourriture, la punaise des lits peut vivre plus longtemps que sous des conditions de vie optimales. Avant l’accouplement, la punaise des lits doit ingurgiter un repas de sang afin de permettre la maturation des œufs (chez la femelle) ou la production de spermatozoïdes (chez le mâle). L’accouplement des Cimicidae est particulier puisque le mâle n’utilise pas l’ouverture génitale de la femelle pour l’inséminer. Plutôt, il transperce l’abdomen de sa partenaire à l’aide de ses pièces génitales, puis il injecte le sperme directement dans le système reproducteur femelle. Les blessures reliées à l’accouplement diminuent de 30 % la longévité de la femelle. Celle-ci, au cours de sa vie, s’accouplera en moyenne cinq fois. La femelle emmagasine le sperme et ne fertilise les œufs que cinq à sept semaines après l’accouplement. Elle pond environ trois œufs par jour. Toutefois, en l’absence de nourriture, elle cesse la ponte après 11 jours. Elle peut pondre de 200 à 500 œufs au cours de sa vie. Les œufs mesurent environ 1 mm de long par 0,44 mm de large. Ils ressemblent à de petites capsules jaunâtres. La femelle en pond 10 à 50 à la fois et les colle dans le milieu environnant : fente d’un mur, interstices d’un meuble ou du plancher, boîte de carton… À une température de 22 °C, les œufs éclosent au bout d’environ deux semaines. La punaise des lits est un insecte à métamorphose incomplète puisque de l’œuf naît une petite punaise semblable aux adultes. À chacun de ses cinq stades larvaires, elle a besoin d’au moins un repas de sang pour passer au stade suivant. La larve du premier stade mesure 1 à 1,5 mm. Celle du cinquième stade, Le taux de développement de l’insecte augmente avec la température. À 30 °C, le cycle de vie (de l’œuf jusqu’à l’adulte) dure 24 jours en moyenne. Entre 18 et 20 °C, il s’échelonne sur quatre mois. Il y a alors trois générations par année. |
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La punaise des lits est un ectoparasite de l’être humain, c’est-à-dire qu’elle vit sur l’être humain ou à proximité. Elle vit généralement en petits groupes et passe ses journées cachée dans les fentes et les fissures des habitations. L’ameublement, le matelas, les cadres de portes et de fenêtres, les tableaux ainsi que les interrupteurs électriques sont pour l’insecte des abris tout indiqués. Des punaises ont également été trouvées dans un détecteur de fumée et dans divers appareils électriques. |
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La punaise des lits, C. lectularius, serait originaire du Proche-Orient. Son arrivée en Amérique est peu documentée. On sait cependant qu’elle y pullulait dès la seconde moitié du XVIIe siècle. Au Québec, des écrits rapportent sa présence « en abondance dans toutes les maisons de ville et de campagne » dès 1749. En général, C. lectularius vit en zone tempérée et C. hemipterus, dans les tropiques. Il existe cependant de nombreuses régions où les deux espèces cohabitent. L’altitude affecterait aussi leur distribution. En Inde, par exemple, on trouve C. hemipterus principalement dans les plaines alors que C. lectularius vit surtout en région montagneuse. Par ailleurs, les déplacements humains de plus en plus nombreux à travers la planète contribuent de façon importante à modifier la distribution de ces deux espèces. Ainsi, au Brésil, les populations de C. lectularius sont en croissance alors que celles de C. hemipterus tendent à diminuer. Dans certaines parties de l’Afrique du Sud, à l’inverse, c’est C. lectularius qui se répand aux dépens de C. hemipterus. Cette dernière est maintenant présente au Royaume-Uni ainsi qu’en Australie. |
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La punaise des lits est un insecte hématophage, c’est-à-dire qu’elle se nourrit exclusivement de sang. Elle le prélève habituellement la nuit, en une dizaine de minutes. Elle se cache ensuite à proximité de son hôte pendant une semaine ou deux, avant de se nourrir à nouveau. L’insecte peut piquer à tous les stades de son cycle de vie – œuf excepté. Selon son stade de développement, la punaise ingère alors de 3 à 6 fois son propre poids. En une fois, une femelle adulte prélève près de 8 mg de sang. Il est possible que le CO2 libéré lors de la respiration humaine excite la punaise des lits. Cependant, il semble que ce soit surtout la chaleur corporelle de son hôte qui l’attire. Des recherches ont démontré que l’insecte pouvait détecter cette chaleur à une distance de 3 à |
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La punaise des lits fait partie de la chaîne alimentaire de nombreuses espèces : ses prédateurs sont les rats, certains arthropodes (araignées, centipèdes et mites) et des insectes comme les fourmis et le réduve masqué Reduvius personatus (L.). |
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La punaise des lits ne vole pas. Elle peut toutefois se déplacer sur de bonnes distances : par exemple, passer du premier au cinquième étage d’une maison ou d’une extrémité d’un corridor à l’autre. Elle grimpe aussi aux murs et aux plafonds. En moyenne, elle progresse à une vitesse de |