Punaise des lits (Cimex lectularius)
Piotr Naskrecki, Public Health Image Library
Punaise des lits
(punaise de lit)
Classification
Description des adultes
Cycle de vie
Habitat
Distribution géographique
Alimentation
Rôles écologiques
Comportements particuliers
Méthodes de contrôle
Croyances populaires
Questions fréquemment posées
Faits intéressants et curiosités
 
CLASSIFICATION

Phylum : Arthropodes
Classe : Insectes
Ordre : Hémiptères
Famille : Cimicides, Cimicidae
Nom scientifique : Cimex lectularius L.
Nom anglais : Bed bug, Common bedbug

 

ESPÈCES APPARENTÉES

 

La famille des Cimicidae comprend plus de 100 espèces. Toutes se nourrissent de sang d’oiseau ou de mammifère. Deux espèces vivent presque exclusivement aux dépens de l’être humain : C. lectularius, qui vit principalement en zone tempérée, et C. hemipterus (F.), qu’on retrouve essentiellement en zone tropicale. D’autres espèces, dont C. pilosellus (Horv.) ou punaise de la chauve-souris, et Oeciacus vicarius Horv. ou punaise de l'hirondelle, sont également présentes en Amérique du Nord.

 

Dans le texte qui suit, la désignation « punaise des lits » fait référence à C. lectularius.

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DESCRIPTION DES ADULTES

Une punaise des lits adulte mesure de 5 à 7 mm de longueur. Son corps, plutôt ovale, est très aplati et couvert d’une fine pilosité dorée. L’insecte ne possède pas d’ailes.

À jeun, une punaise des lits présente une coloration allant du brun au brun jaunâtre. Une fois gorgée de sang, elle devient brun rougeâtre et ressemble à un petit pépin de pomme.

 

La tête porte des antennes à quatre segments facilement identifiables. Les pièces buccales, très spécialisées, sont du type piqueur-suceur.

 

Généralement, le bout de l’abdomen est pointu chez le mâle et plutôt arrondi chez la femelle.

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CYCLE DE VIE

Bien que certaines femelles puissent vivre plus de deux ans, la durée de vie moyenne des adultes varie entre 10 et 12 mois. Cette longévité augmente quand la température diminue. À 27 °C, C. lectularius vit en moyenne 65 jours mais, à 10 °C, jusqu’à 413 jours. Dans un endroit non chauffé et sans nourriture, la punaise des lits peut vivre plus longtemps que sous des conditions de vie optimales.

 

Avant l’accouplement, la punaise des lits doit ingurgiter un repas de sang afin de permettre la maturation des œufs (chez la femelle) ou la production de spermatozoïdes (chez le mâle).

 

L’accouplement des Cimicidae est particulier puisque le mâle n’utilise pas l’ouverture génitale de la femelle pour l’inséminer. Plutôt, il transperce l’abdomen de sa partenaire à l’aide de ses pièces génitales, puis il injecte le sperme directement dans le système reproducteur femelle. Les blessures reliées à l’accouplement diminuent de 30 % la longévité de la femelle. Celle-ci, au cours de sa vie, s’accouplera en moyenne cinq fois.

 

La femelle emmagasine le sperme et ne fertilise les œufs que cinq à sept semaines après l’accouplement. Elle pond environ trois œufs par jour. Toutefois, en l’absence de nourriture, elle cesse la ponte après 11 jours. Elle peut pondre de 200 à 500 œufs au cours de sa vie.

 

Les œufs mesurent environ 1 mm de long par 0,44 mm de large. Ils ressemblent à de petites capsules jaunâtres. La femelle en pond 10 à 50 à la fois et les colle dans le milieu environnant : fente d’un mur, interstices d’un meuble ou du plancher, boîte de carton… À une température de 22 °C, les œufs éclosent au bout d’environ deux semaines.

 

La punaise des lits est un insecte à métamorphose incomplète puisque de l’œuf naît une petite punaise semblable aux adultes. À chacun de ses cinq stades larvaires, elle a besoin d’au moins un repas de sang pour passer au stade suivant. La larve du premier stade mesure 1 à 1,5 mm. Celle du cinquième stade, 4,5 mm en moyenne.

 

Le taux de développement de l’insecte augmente avec la température. À 30 °C, le cycle de vie (de l’œuf jusqu’à l’adulte) dure 24 jours en moyenne. Entre 18 et 20 °C, il s’échelonne sur quatre mois. Il y a alors trois générations par année.

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HABITAT

La punaise des lits est un ectoparasite de l’être humain, c’est-à-dire qu’elle vit sur l’être humain ou à proximité. Elle vit généralement en petits groupes et passe ses journées cachée dans les fentes et les fissures des habitations. L’ameublement, le matelas, les cadres de portes et de fenêtres, les tableaux ainsi que les interrupteurs électriques sont pour l’insecte des abris tout indiqués. Des punaises ont également été trouvées dans un détecteur de fumée et dans divers appareils électriques.

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DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

La punaise des lits, C. lectularius, serait originaire du Proche-Orient. Son arrivée en Amérique est peu documentée. On sait cependant qu’elle y pullulait dès la seconde moitié du XVIIe siècle. Au Québec, des écrits rapportent sa présence « en abondance dans toutes les maisons de ville et de campagne » dès 1749.

En général, C. lectularius vit en zone tempérée et C. hemipterus, dans les tropiques. Il existe cependant de nombreuses régions où les deux espèces cohabitent. L’altitude affecterait aussi leur distribution. En Inde, par exemple, on trouve C. hemipterus principalement dans les plaines alors que C. lectularius vit surtout en région montagneuse.

Par ailleurs, les déplacements humains de plus en plus nombreux à travers la planète contribuent de façon importante à modifier la distribution de ces deux espèces. Ainsi, au Brésil, les populations de C. lectularius sont en croissance alors que celles de C. hemipterus tendent à diminuer. Dans certaines parties de l’Afrique du Sud, à l’inverse, c’est C. lectularius qui se répand aux dépens de C. hemipterus. Cette dernière est maintenant présente au Royaume-Uni ainsi qu’en Australie.

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ALIMENTATION

La punaise des lits est un insecte hématophage, c’est-à-dire qu’elle se nourrit exclusivement de sang. Elle le prélève habituellement la nuit, en une dizaine de minutes. Elle se cache ensuite à proximité de son hôte pendant une semaine ou deux, avant de se nourrir à nouveau.

 

L’insecte peut piquer à tous les stades de son cycle de vie – œuf excepté. Selon son stade de développement, la punaise ingère alors de 3 à 6 fois son propre poids. En une fois, une femelle adulte prélève près de 8 mg de sang.

 

Il est possible que le CO2 libéré lors de la respiration humaine excite la punaise des lits. Cependant, il semble que ce soit surtout la chaleur corporelle de son hôte qui l’attire. Des recherches ont démontré que l’insecte pouvait détecter cette chaleur à une distance de 3 à 4 cm mais d’autres travaux suggèrent plutôt une distance de 150 cm.

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RÔLES ÉCOLOGIQUES

La punaise des lits fait partie de la chaîne alimentaire de nombreuses espèces : ses prédateurs sont les rats, certains arthropodes (araignées, centipèdes et mites) et des insectes comme les fourmis et le réduve masqué Reduvius personatus (L.).

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COMPORTEMENTS PARTICULIERS

La punaise des lits ne vole pas. Elle peut toutefois se déplacer sur de bonnes distances : par exemple, passer du premier au cinquième étage d’une maison ou d’une extrémité d’un corridor à l’autre. Elle grimpe aussi aux murs et aux plafonds. En moyenne, elle progresse à une vitesse de 126 cm par minute.


La présence de punaises adultes dans une pièce est souvent associée à une odeur particulière, qui rappelle à certaines personnes les framboises fraîches. D’autres individus perçoivent plutôt une odeur sucrée peu agréable.


Dans les endroits fréquentés par la punaise des lits, on trouve souvent de petites taches rougeâtres, sèches ou visqueuses. Il s’agit de sang régurgité par les punaises adultes.

 

Considérant le comportement grégaire, la recherche d’abris communs et la présence de glandes odorantes chez la punaise  des lits, il est vraisemblable de croire que celle-ci dispose d’un système de communication complexe. La chimie et le mode d’action de ce système sont encore peu connus mais on sait que l’insecte produit une phéromone d'agrégation, c’est-à-dire une substance odorante qui incite au regroupement, et une phéromone d’alarme qui avertit les autres punaises d’un danger immédiat.

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MÉTHODES DE CONTRÔLE

La prévention
 

L’un des plus importants facteurs qui contribue à l’augmentation des populations de punaise des lits est le manque d’information et d’anticipation au sein du public quant aux risques d’une telle infestation. La prévention offre la clé de la solution. Voici quelques pistes :

 

·         Assurez-vous de ne pas introduire dans la maison des articles infestés de punaises des lits. L’achat de matelas usagés est à déconseiller. Les meubles, les vêtements et les livres de seconde main doivent être inspectés attentivement.

 

·         Calfeutrez les fissures et interstices des murs et des planchers, sans oublier les trous par lesquels la tuyauterie et le filage traversent les murs.

 

·         Gardez à l’esprit que les hôtels, les résidences, les hôpitaux, les salles de cinéma, les aéroports, les gares de voyageurs ainsi que les trains et les autobus peuvent servir de refuges temporaires à la punaise des lits. Celle-ci peut se cacher dans les vêtements, les bagages et les effets personnels et être ainsi transportée d’un endroit à un autre sans qu’il y paraisse

 

·         Au retour d’un voyage, il est bon d’inspecter ses valises et, si nécessaire, de les nettoyer à l’aide d’un aspirateur (débarrassez-vous alors rapidement du sac après l’avoir placé dans un sac de plastique étanche).

  

 

La détection

 

Pour savoir si la punaise des lits a élu domicile dans votre demeure, recherchez tant les stades immatures que les adultes. Des taches de sang séché sur la literie, des amas d’œufs jaunâtres ou encore des exuvies (enveloppes séchées et translucides laissées après la mue) sont autant d’indices de sa présence.

 

La punaise des lits est un insecte nocturne et il est rare de l’apercevoir, le jour, dans des espaces à aire ouverte. Puisque les punaises sont lucifuges, c’est-à-dire qu’elles ont peur de la lumière, une lampe de poche à haute intensité lumineuse peut aider à les faire sortir de leurs refuges. Attrapez-les alors à l’aide d’un aspirateur.

 

La propagation

 

La punaise des lits profite généralement des déplacements humains pour infester de nouveaux milieux. Dans certains cas, le rat peut aussi la propager.

 

Si plusieurs pièces ou appartements sont infestés par des punaises, tentez de découvrir par quels orifices ou interstices celles-ci se faufilent.

 

Si une maison abrite des chauves-souris, la punaise de la chauve-souris (C. pilosellus) peut également s’y retrouver. C. pilosellus est un ectoparasite exclusif aux chauves-souris. Toutefois, il est possible que cette punaise quitte son hôte et recherche l’être humain pour se nourrir. Comme la punaise des lits, elle ne transmet pas de maladies. D’un simple coup d’œil, il est difficile de différencier la punaise de la chauve-souris de la punaise des lits. Le cycle de vie des deux espèces est également très similaire. Les infestations de la punaise de la chauve-souris sont généralement moins importantes que celles de la punaise des lits. Pour y mettre un terme, il est préférable de demander l’aide d’un exterminateur. Celui-ci localisera d’abord l’endroit où se trouvent les chauves-souris. Puis, il délogera ces dernières et, si nécessaire, il traitera à l’aide d’un insecticide le lieu où elles se tenaient. Enfin, il s’occupera d’éradiquer les punaises dans les autres espaces susceptibles d’avoir été infestés.

 

Le traitement
 

Éliminer la punaise des lits n’est pas une mince tâche. La meilleure façon d’y parvenir est de faire appel à un exterminateur compétent, aussi appelé spécialiste en gestion parasitaire. Ce professionnel inspectera et traitera votre maison de façon rapide et efficace, et vous proposera des actions immédiates afin de maximiser le traitement et de minimiser la quantité d'insecticide utilisée. Cela dit, deux ou trois traitements peuvent s’avérer nécessaires : la punaise des lits n’est pas toujours éliminée lors d’une première visite.

 

Afin de favoriser l’efficacité d’un traitement :

 

·         Éloignez le lit des murs et des meubles environnants.

 

·         Minimisez le nombre d’objets environnants (cadres, tableaux, petites boîtes…), ceux-ci étant susceptibles d’offrir des cachettes aux punaises.

 

·         Les larves des premiers stades de la punaise des lits étant minuscules et pouvant aisément se cacher dans les coutures du matelas – dont les plis peuvent aussi renfermer des œufs –, vérifiez ces endroits attentivement et utilisez l’aspirateur ou une machine à nettoyer à la vapeur pour déloger ce que vous y trouverez.

 

·         Procurez-vous une housse dotée d’une fermeture éclair (ex. : housse anti-acariens). Celle-ci protègera votre matelas contre de possibles ré-infestations.

 

·         Nettoyez toute la literie à l’eau chaude puis séchez-la à la sécheuse.

 

·         Il est souvent nécessaire de se débarrasser des objets et du mobilier contaminés tels le matelas et la structure du lit. Si vous jetez ces objets, assurez-vous de les emballer convenablement (sac de plastique étanche). Cela évitera que des punaises ne s’évadent lors du transport et ne s’installent ailleurs.

 

Habituellement, l’insecticide en poudre à base de terre de diatomées agit en altérant le squelette externe des insectes, qui meurent ensuite par déshydratation. Chez la punaise des lits, la terre de diatomées a surtout une action répulsive. Il s’agit d’appliquer une fiche couche de ce produit dans les endroits où la punaise peut circuler : fissures, plaques électriques murales, plinthes, etc.

 

L’huile d’eucalyptus (extraite d’Eucalyptus saligna) appliquée sur tout le corps offrirait une certaine protection contre la punaise des lits.

 

Tous les stades de développement de la punaise des lits peuvent survivre pendant au moins cinq jours à -10 °C. Seules des températures de -32 °C pendant un minimum de 15 minutes ou de 46 °C pendant plus de sept minutes permettent de tuer l’insecte.

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CROYANCES POPULAIRES

On pourrait penser qu’une infestation de la punaise des lits à la maison est un signe de mauvaise hygiène. Il n’en est rien : les punaises ne font aucune différence entre les individus. Malheureusement, l’équation punaise = malpropreté contribue au malaise parfois observé chez les personnes et les familles où l’insecte se manifeste.

 

La présence de la punaise des lits dans une maison est ainsi doublement dommageable : non seulement  l’insecte cause-t-il des irritations corporelles, mais il peut aussi entraîner chez la personne infestée une sensation d’isolement, voire de l’anxiété par crainte des réactions négatives de l’entourage. À cause de cela, il arrive souvent qu’une infestation de la punaise des lits demeure chose secrète – alors même que la solution à ce problème passe par la concertation de nombreux intervenants : professionnels de la santé et de la lutte parasitaire, locataires et propriétaires d’édifices à logements ou d’institutions diverses.

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QUESTIONS FRÉQUEMMENT POSÉES

À propos de la piqûre

 

En piquant à l’aide de ses pièces buccales spécialisées, la punaise des lits injecte un anticoagulant et un antidouleur directement dans un capillaire humain (minuscule vaisseau sanguin), ce qui, généralement, rend sa piqûre indolore.

 

L’insecte a tendance à piquer la figure et le cou ainsi que les bras et les jambes de son hôte. Habituellement, on observe un gonflement localisé, sans point rouge ou autres signes distinctifs. Toutefois, si plusieurs punaises se sont nourries sur une même région du corps, de petits points rouges peuvent apparaître après que le gonflement a disparu.

 

Suite à un grattage excessif, une inflammation et des lésions peuvent apparaître.  L’infection peut aussi survenir. Dans un tel cas, un pharmacien ou un médecin saura proposer un traitement approprié.

 

Il faut savoir aussi que chaque personne réagit de façon différente aux piqûres de la punaise des lits. Environ 20 % de la population ne présente aucune réaction. Pour certains, la sensation de démangeaison est immédiate et persiste pendant des heures. Pour d’autres, cette sensation est ressentie plusieurs heures après la piqûre, alors que sur le moment, celle-ci ne leur a fait aucun effet. Enfin, certaines personnes sont extrêmement allergiques.

 

À propos des allergies possibles

 

Chez les personnes allergiques, l’inflammation ne se limite généralement pas au pourtour immédiat de la piqûre. Un simple contact avec les excréments des punaises, le sang régurgité ou la chitine qui forme l’exosquelette peut suffire à causer des démangeaisons excessives. Selon des chercheurs, cette hypersensibilité pourrait expliquer que certaines personnes ont l’impression d’être encore piquées même si les punaises ont disparu de leur environnement depuis un certain temps.

 

À propos de la résistance aux pesticides

 

D’après des études réalisées à l’Université du Kentucky, plusieurs populations de la punaise des lits présentes aux États-Unis sont maintenant résistantes à des produits commerciaux disponibles sur le marché – surtout des pyréthrinoïdes dont les ingrédients actifs sont le deltaméthrine et le lambda-cylothrine. Cette résistance aux pyréthrinoïdes a été confirmée en Afrique et au Royaume-Uni. Au Canada, aucune étude ne la confirme encore mais le phénomène aurait été observé.

 

À propos de la transmission de maladies

 

Bien que la punaise des lits puisse être porteuse de plusieurs maladies virales ou bactériennes, il n’existe encore aucune preuve que l’insecte transmette ces maladies à l’humain.  

 

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FAITS INTÉRESSANTS ET CURIOSITÉS

En règle générale, on parle d’infestation lorsque quatre à 200 punaises des lits se retrouvent dans un même lieu. Toutefois, la population peut augmenter très rapidement. Le cas d’un lit infesté de 5000 punaises a déjà été reporté.

 
Sur le plan évolutif, on pense que les punaises des lits ont d’abord parasité les chauves-souris qui vivaient dans les cavernes et les grottes de l’Ancien Monde – où se trouvaient aussi des humains. Certaines souches se seraient alors adaptées à l’être humain et l’auraient suivi lorsqu’il quitta les grottes pour vivre dans des habitations construites de ses propres mains. 

 
Avant la Seconde Guerre mondiale, des mesures drastiques furent utilisées pour lutter contre la punaise des lits. Ainsi, des barrières en grillages de fer étaient installées au milieu des murs afin d’arrêter la progression des insectes. Les punaises s’y réfugiant en grand nombre, on les brûlait au chalumeau sur une base régulière.


Aux États-Unis, des chiens sont dressés pour dépister la punaise des lits. Ces fidèles amis de l’homme sont performants : ils peuvent inspecter une chambre d’hôtel en une minute avec un taux de succès de 90 %, et détecter même de très faibles infestations! On utilise aussi les chiens quelque temps après un traitement chimique, afin de savoir si des punaises subsistent dans la pièce.


Aux États-Unis, en 2005, une enquête menée auprès des membres de l’industrie de la gestion parasitaire a révélé que :

·         le temps passé à inspecter une chambre était en moyenne de 50 minutes;

·         les refuges de la punaise des lits sont, en grande majorité, le matelas (98,2 %), la structure du lit (93,6 %) et les plinthes et tapis (94,1 %);

·         des lieux aussi inusités que les appareils électroniques, l’intérieur de l’automobile, la cuisine, le pommeau de douche et les rideaux peuvent servir d’abris aux punaises, d’où l’importance d’une inspection minutieuse des appartements infestés;

·         les signes d’infestation les plus fréquents sont la présence de punaises, de leurs exuvies et, bien sûr, les piqûres incessantes;

·         dans 98,6 % des cas, le traitement consiste en un insecticide de type pyréthrinoïde, liquide ou en poudre, appliqué sous les plinthes ainsi que dans les interstices et fissures des planchers et autres surfaces;

·         dans 62,6 % des cas, deux ou trois visites des exterminateurs sont nécessaires afin de contrôler l’infestation pour de bon;

·         une bonne communication avec le client et la collaboration pleine et entière de ce dernier sont essentielles au succès de l’éradication.

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Dernière révision : 2008-11-05
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