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Axe 3 - Projets de recherche en écologie et aménagement des écosystèmes en zones habitées»»
La phytoremédiation pour le traitement de sites contaminés
Notre laboratoire, en partenariat avec plusieurs autres organismes privés et publics,
travaille sur des aspects de phytoremédiation.
En 2001, une étude multidisciplinaire a été entreprise afin de faire la démonstration des
possibilités de décontamination de sites urbains à l'aide d'un gamme diversifiée de végétaux.
Le travail vise essentiellement à optimiser l'efficacité d'une diversité d'espèces végétales
sélectionnées et de vérifier leur potentiel de phytoextraction et/ou phytodégradation des
contaminants organiques et inorganiques.
Le travail expérimental se déroule en deux phases : une phase en laboratoire en serre
aux conditions contrôlées et une phase de travail in situ sur un site contaminé en bordure
du canal Lachine dans le sud-ouest de Montréal.

Régénération artificielle de feuillus en conditions d'accompagnement
Nous cherchons à développer une sylviculture dynamique des espèces d'arbres feuillus régénérés
artificiellement dans différentes communautés de transition (arbustaies, jeunes peuplements d'espèces
intolérantes), en maîtrisant les interventions sur la végétation en place de façon à créer des
conditions de croissance favorables pour les plants.
Lorsque le milieu est ouvert (champ), l'établissement d'une végétation d'accompagnement est
à considérer et nous expérimentons différents modèles intégrant des compagnes installées
en guise d'abris latéraux et de proximité.

Des noyers hybrides pour une production de bois de grande qualité
L'objectif d'une production rapide de bois de grande valeur économique
pourrait inclure l'utilisation d'espèces améliorées. Des échanges avec des chercheurs et ingénieurs
forestiers de France ont permis d'identifier des hybrides de noyers à bois précieux.
Ces hybrides sont le résultat de croisements entre le noyer commun d'Europe (Juglans regia)
et des noyers d'Amérique (Juglans nigra ou Juglans major). Ils ont déjà
démontré une tolérance au froid en altitude. Ces noyers hybrides à croissance rapide,
dont la coloration du bois est intéressante, présentent un grand potentiel dans le contexte de
la mise en valeur des terres du sud du Québec nouvellement abandonnées et ne se conformant pas
aux exigences de l'agriculture moderne.
Trois différents hybrides ont été importés au printemps 2001 et les plants sont établis
sur trois sites représentant différents sols. En plus de mesurer les taux de croissance,
le suivi de ces plantations expérimentales comprend l'examen de la tolérance aux gels hâtifs
et tardifs ainsi qu'aux températures hivernales.

Écologie des peupliers hybrides
Suivant un objectif de production rapide de bois de grande qualité, nous cherchons
à intégrer l'utilisation de peupliers hybrides dans l'objectif de production d'espèces d'arbres
feuillus de haute valeur.
Nous cherchons cependant à mieux définir l'écologie des cultivars de peupliers disponibles pour
le sud du Québec. Différents cultivars ont été établis en plantations expérimentales sur des
conditions variées de disponibilité en eau et en éléments nutritifs. L'analyse de la productivité
permettra de mieux caractériser les conditions de croissance optimale de chaque cultivar.

Production de biomasse par culture intensive sur courtes rotations d'espèces ligneuses à
croissance rapide
Au cours des dernières décennies, de nombreuses études ont été conduites partout
dans le monde afin de développer des sources d'énergie alternatives aux énergies fossiles. La
matière ligneuse, le bois, constitue une source de bioénergie intéressante qui peut être utilisée
soit directement par combustion ou, par suite de divers procédés, être transformée en éthanol
ou en méthanol. Cette matière ligneuse peut provenir de résidus forestiers mais peut également
être produite en cultivant des arbres à croissance rapide tels des saules, des peupliers,
des aulnes selon les techniques de culture intensive sur courtes rotations.
Depuis 1995, notre groupe est impliqué dans une étude pilote où 10 hectares de culture de saules
ont été établis dans la région du Haut-Saint-Laurent dans le sud-ouest de la province de Québec.
Nos études ont pour objectifs d'améliorer les techniques de production de biomasse et d'identifier
de nouveaux clones plus performants tout en minimisant les coûts de production. Elles visent également
à juger de la faisabilité économique et technique des plantations énergétiques dans le sud du Québec,
en vérifiant comment les plantations évoluent à plus long terme et après plusieurs
séquences de recepages. Les aspects de fertilisation utilisant des boues usées constitue également
un point d'intérêt pour le laboratoire.

Mise en place et suivi expérimental de murs végétalisés
En 2002, le laboratoire s'est impliqué dans la construction de mur végétalisé
antibruit le long des voies routières. L'étude avait pour but de faire la démonstration que les
murs végétalisés faits de tiges de saules peuvent être efficaces tant pour atténuer le bruit que
pour réduire la pollution atmosphérique. L'étude servira également à vérifier le potentiel de
développement et de croissance de ces murs, de même que leur capacité à résister aux conditions hivernales.
Le principe de construction des murs végétalisés repose sur l'utilisation d'un très grand nombre
de tiges de saules (de 3 à 4 mètres de longueur) que l'on érige en palissade selon une double
rangée. L'espace entre les deux rangées de tige est remplie de terre, ce qui permet aux tiges de
s'enraciner sur presque toute leur longueur. La structure prend ainsi vie et permet une croissance
active de l'ensemble du mur créant un paysage agréable et changeant selon les saisons.

Biodiversité et conservation des tourbières
Composantes majeures du paysage québécois, les tourbières se font de plus en plus rares dans plusieurs régions, et notamment dans le sud du Québec. Par exemple, près de 80% des tourbières des Basses-Terres du Saint-Laurent seraient disparues depuis la colonisation du territoire, tandis que celles toujours présentes sont perturbées à divers degrés par les activités humaines (drainage, agriculture, coupe forestière, etc.).
Nos études ont pour objectifs de déterminer l'influence des activités humaines sur la biodiversité floristique des tourbières, de prédire l'évolution future de leur flore en tenant compte de leur dynamique actuelle et d'émettre des propositions d'actions quant à leur conservation à long terme.
Botaniste responsable : Stéphanie Pellerin

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