| LA MAGIE DES LANTERNES [Voir aussi : Communiqué de l'événement en cours ] |
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![]() La magie des lanternes. Édition 2000 |
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Le dragonPeu d'animaux sont aussi fortement associés à la civilisation chinoise que le dragon. Le dragon représente l'union et la force, le pouvoir suprême. Il est le roi des mers ainsi que le génie des pluies et des vents. En raison de sa puissance, le dragon à cinq griffes est devenu le symbole de l'empereur. Animal imaginaire, il porte les traits de neuf espèces animales différentes : la tête du chameau, les cornes du cerf, les yeux du lapin, le cou du serpent, le ventre de la grenouille, les serres de l'aigle, les pattes du tigre, les écailles de la carpe et les oreilles du boeuf. Le roi dragonSelon l'ancienne cosmologie chinoise, les mers se divisent en quatre parties correspondant aux quatre points cardinaux. Quatre rois dragons règnent au fond de ces mers dans de splendides palais de cristal. Les Chinois prêtent à cet animal symbolique des pouvoirs extraordinaires, dont celui de contrôler les pluies. Le roi des singesTous les Chinois connaissent Sun Wukong, le roi des singes, un personnage courageux et malin qui a été popularisé par un roman écrit au début du XVIe siècle. Le récit raconte les prouesses déployées par le singe pour protéger son maître, le moine Xuan Zhang, des monstres et des démons rencontrés au cours d'un long voyage. Dans leurs aventures, ils étaient accompagnés du cochon Zhu Bajie et du cheval Bai ma. Ce célèbre roman, écrit par Wu Cheng'en, a été traduit sous le titre Le voyage en Occident ou Le pèlerinage vers l'Ouest. |
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La beauté du phénixSelon la légende, le phénix ne fut d'abord qu'un petit oiseau d'allure modeste qui, pendant une période de sécheresse, sauva plusieurs oiseaux de la mort. Pour le remercier, chacun des oiseaux lui offrit sa plus belle plume de sorte qu'il devint le plus beau des oiseaux. Le dragon et le phénix incarnent respectivement l'empereur et l'impératrice. Ensemble, ils forment un symbole de bon augure, de distinction et de bonheur. Les masques de l'opéra de PékinParticulièrement réputé pour la richesse de ses maquillages, l'opéra de Pékin combine en un seul spectacle des éléments aussi différents que le théâtre, le chant, la musique, la danse et les scènes de combat. D'abord un opéra populaire local, l'opéra de Pékin est aujourd'hui le genre théâtral le plus joué en Chine où plus de 400 troupes l'ont adopté. La complexité des maquillages, associée aux costumes, aux accessoires et à la gestuelle, confère aux personnages un jeu bien précis dont l'acteur ne peut déroger. |
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Des maquillages empreints de symbolismeLes rôles se répartissent en héroïnes (dan), héros (sheng), bouffons (chou) et «visages peints» (jing). Seuls les acteurs jouant les deux derniers rôles présentent des maquillages faciaux très élaborés. Le maquillage doit souligner le tempérament du personnage. Au début, les couleurs utilisées se limitaient au rouge (signe de loyauté), au blanc (tricherie) et au noir (intégrité). Puis, on y a ajouté le mauve (sagesse), le bleu (détermination), le vert (bravoure), le jaune (brutalité) et le gris (perfidie). Les motifs dessinés sur le visage ont aussi une signification. Par exemple, un personnage adepte du taoïsme présentera sur le front le symbole du yin et du yang. L'importance du costumeDans l'opéra de Pékin, le costume est avant tout symbolique. Il permet de reconnaître, au premier coup d'oeil, le type de personnage qui entre en scène. Il aide à déterminer sa personnalité et son statut social : noble, militaire, domestique, paysan, etc. Le maquillage et les accessoires (épée, coiffe, éventail, mouchoir...) font partie intégrante du costume. Les adieuxLe célèbre opéra Le roi Ba fait ses adieux à sa concubine raconte la légende de l'empereur Xiang Yu et de sa concubine Yu Ji (IIIe siècle av. J.-C.- Dynastie Qin). L'histoire relate que Yu Ji refusa d'abandonner l'empereur face à l'ennemi; elle préféra se donner la mort juste avant qu'il ne soit capturé et tué. La scène présentée ici montre Xiang Yu et Yu Ji qui se disent adieu. Dans cette pièce, ce n'est pas la scène du suicide qui est importante, mais celle où les personnages expriment leurs sentiments. Le jeu des acteurs, combiné à la chorégraphie et au chant, apporte une intensité dramatique très appréciée du public chinois. Cet opéra sert de toile de fond au roman de Lilian Lee, une auteure de Hong-Kong. Ce roman a inspiré le cinéaste Chen Kaige, en 1992, pour son film Adieu, ma concubine. Ce film nous fait partager la vie de deux acteurs de l'opéra de Pékin entre 1924 et 1977, il a remporté la Palme d'or à Cannes en mai 1993. Dernièrement, Chen Kaige a réalisé L'empereur et l'assassin. |
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Dernière mise à jour: 2005-10-06
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