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LA MAGIE DES LANTERNES
[Voir aussi : Communiqué de l'événement en cours ]
   
La magie des lanternes
La Magie des lanternes. Édition 2007

    du 7 septembre au 31 octobre 2007

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Édition 2007 : Entre Ciel et Terre

L'utilisation de lanternes décoratives pour égayer et illuminer les fêtes chinoises remonterait à l'époque de la dynastie Han (206 avant J.-C. à 220 après J.-C.). C'est sous les Sui (581-618) que la tradition d'accrocher des lanternes le 15e jour du premier mois lunaire aurait débuté. Au cours de la dynastie Tang (618-907), l'usage des lanternes pour clôturer les festivités du Nouvel An se répandit des palais impériaux à toute la population.

Au fil des siècles, cette tradition prit beaucoup d'ampleur et donna lieu à la création de lanternes étincelantes aux formes très variées. On y représentait des fables, des personnages légendaires, des événements historiques ou des animaux symboliques. Les marchands et les artisans suspendaient des lanternes représentant leur métier. Les enfants participaient à la fête en tenant à la main une petite lanterne qui brillait dans la nuit.

Leur taille variait de quelques centimètres à plusieurs mètres. On les éclairait de l'intérieur à l'aide d'une bougie ou d'une lampe à l'huile. L'armature de bois, de bambou ou de métal était recouverte de papier peint ou de soie colorée. On les décorait de dessins, de calligraphies, de charades, de plumes, de broderies et même de pierres précieuses.

Aujourd'hui encore, la tradition se poursuit au début de l'année lunaire et lors de la fête de la lune, le 15e jour du 8e mois lunaire.



Entre Ciel et Terre

Vieilles de milliers d'années, les légendes chinoises, à l'instar des légendes occidentales, illustrent les préoccupations, les valeurs et les traditions du peuple. Pouvoirs divins, personnages mythiques ou élixirs magiques, leurs récits alimentent notre imaginaire. Entre Ciel et Terre, féérie visuelle inspirée de deux légendes chinoises, raconte la passion amoureuse de Chang E, une jeune orpheline, et de Yu Nü, la fille du roi des Dragons.


Chang E s'envole vers la Lune

Cette légende relate l'histoire d'amour entre Yi, archer céleste, et Chang E, jeune orpheline terrestre. Mandaté par l'empereur céleste pour aider l'empereur terrestre Yao, Yi, un archer remarquable, eut pour mission d'abattre neuf des dix soleils causant une terrible sécheresse sur Terre, ne conservant qu'un soleil pour le bénéfice des humains, des animaux et des plantes. Héros du peuple, Yi demeura sur Terre. Amoureux et inséparable de Chang E, le jeune archer refusa de retourner au Ciel.

Pour pouvoir vivre éternellement avec sa femme, le vaillant Yi obtint de la reine Mère d'Occident, dans les monts Kunlun, après mille épreuves, une rarissime pilule d'immortalité qu'il devait absolument partager avec sa bien-aimée. Un jour, par mégarde, Chang E avala seule tout le comprimé. Pris en entier, ce comprimé magique avait comme effet d'envoyer au Ciel, sans espoir de retour, quiconque le consommait. C'est ainsi que toute légère, Chang E s'envola solitaire vers la Lune.

Depuis, l'astre brille d'un éclat nouveau, et le quinze de chaque mois lunaire, habité par Chang E, il est plus rond et plus blanc que jamais.


Yu Nü descend sur Terre

Cette légende raconte l'histoire de Yu Nü, fille du roi des Dragons, qui, charmée par la vie terrestre, descendit du Ciel pour vivre sur Terre, déguisée en fille de pêcheur.

Un pêcheur nommé Hai Peng, devenu amoureux de Yu Nü, souhaitait la marier. Au village courait la rumeur que Yu Nü n’était pas une fille de pêcheur ordinaire. Fatigué de ces commérages, Hai Peng ordonna à la jeune fille d'enlever le beau bracelet qu'elle portait constamment. Retirant le bijou de son bras, Yu Nü mourut sur-le-champ, car ce bracelet était en réalité un talisman qui la protégeait sur Terre.

La douleur de Hai Peng fut tellement grande, qu’un immortel, touché par son inconsolable tristesse, se proposa de mettre au point un élixir capable de redonner vie à son amoureuse. Pour ce faire, du sang frais était requis pour la croissance d'une herbe entrant dans la composition de la potion. Sans hésiter, Hai Peng proposa son propre sang. Une fois l'élixir prêt, le pêcheur le fit boire à sa bien-aimée qui revint à la vie. Le couple put enfin s'épouser, puis vécut heureux et longtemps.

Dans le port de la ville de Zhuhai, située au sud de la Chine dans la province du Quangdong, une statue représentant Yu Nü redonne vie à cette vieille légende populaire.



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Dernière mise à jour: 2007-08-31
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