
Êtes-vous tentés de mieux de comprendre le regain de popularité des fougères ?
Il existe au moins une fougère pour les besoins et goûts de chacun.
Les plantes à feuillage luxuriant
et à grande surface, tels les hostas et les rhododendrons sont des partenaires magnifiques à utiliser
en association avec celles-ci, dont ils soulignent et mettent en relief la finesse et les détails
des frondes...
La culture des fougères s'avère aussi simple et satisfaisante que celle de tout autre type de plante si
l'on prend soin, au départ, de respecter certaines règles élémentaires de base.
Les tâches d'entretien succèdent au choix du site de culture, au type de sol et à son
amendement et au paillis. Plus on aura mis d'attention à observer ces règles, moins l'entretien
s'avérera ardu.
Avec toutes ces informations en main, il devient plus facile de procéder à un choix judicieux de
fougères destinées à des sites spécifiques.
Pour les novices, il est préférable de se familiariser avec
elles en considérant tout d'abord uniquement les fougères vigoureuses.
Une fois la piqûre acquise, et initié aux multiples facettes de leur culture, on pourra se tourner
successivement vers les fougères à utiliser près des plans d'eau, les
fougères pour coins sombres et secs, les fougères à
frondes persistantes, enfin, les autres espèces, comme celles particulièrement élégantes : les
panachées, les découpées, etc.
La première considération à avoir pour les fougères de milieu ombragé (de sous-bois) est d'éviter de
les soumettre à des périodes d'ensoleillement trop intense qui décolorent les frondes et en «roussissent»
ou «brûlent» la marge. De plus, une attention particulière doit être accordée à la
recherche d'un site à l'abri des vents violents qui contribuent à la dessiccation rapide de la plante
et peuvent endommager les rachis (ou tiges) et les frondes, car plusieurs d'entre elles sont cassantes.
Pour obtenir des colonies luxuriantes, le type de sol constitue une des clés du succès. Les fougères
préfèrent un sol peu argileux, bien drainé, friable, composé d'un fort pourcentage de matières organiques,
et qui bénéficie d'une source d'humidité constante, fraîche et non stagnante. Idéalement, il sera
constitué de 50% de compost ou terreau de feuilles bien décomposées, de 25% de mousse de tourbe, et de
25% de sable. À moins d'avis contraire, la majorité des fougères de milieu forestier se plaît dans un
terrain neutre ou légèrement acide. Avant la croissance de la végétation au printemps, on songera à
améliorer le sol à l'aide d'un fertilisant granulaire à libération lente, riche en azote.
Si l'amendement est appliqué plus tard en saison, ne pas l'épandre directement sur les frondes, car
cela peut les endommager.
Peu importe le type de plante, on néglige trop souvent l'importance du paillis ; les fougères ne font
pas exception à cette règle. L'application annuelle d'un paillis de compost bien décomposé ou de terreau
de feuilles maintiendra la fertilité de votre sol, améliorera graduellement sa structure et, un avantage à
ne pas négliger, lui évitera le stress occasionné par les fluctuations importantes de température et
d'humidité. L'effet stabilisateur du paillis permettra d'éviter les arrosages réguliers qui ne
deviendront nécessaires qu'en période de sécheresse. Le paillis pourra aussi réduire la fréquence
des désherbages, évitant du même coup de déplacer le sol autour des racines, ce qui n'est guère prisé
de nos amies. En effet, comme l'enracinement est superficiel chez la plupart des fougères,
l'environnement doit être stable à ce niveau.
On doit toujours prendre soin d'installer la plante de telle façon que la couronne effleure ou dépasse légèrement le niveau du sol, une plantation
trop profonde pouvant la faire pourrir.
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