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Description botanique des Gesnériacées - L'appareil végétatif

Le port | Les organes souterrains | Les feuilles
Multiplication végétative naturelle


Le port

Kohleria medea
Kohleria medea
Chez les Gesnériacées, il existe une grande variété de formes, allant de plantes comme Sinningia pusilla, qui peut vivre facilement durant des années dans un dé à coudre, jusqu'à de petits arbres comme Coronanthera grandis qui peut atteindre une hauteur de 15 mètres.

La majorité des espèces sont des plantes herbacées ou des plantes vivaces suffructescentes, i.e. des plantes herbacées, ligneuses à la base. On rencontre aussi des arbustes dans les genres suivants :

  • Besleria
  • Cyrtandra
  • Coronanthera
  • Paliavana
  • Pentadenia
  • Gesneria
  • Vanhouttea.

La plupart des Gesnériacées arbustives ou à tiges dures poussent sur le sol, exposées plus ou moins directement au soleil. Dans leur milieu naturel, les Gesnériacées préfèrent des habitats comme les clairières, le bord des rivières et les parois rocheuses. Cependant, les Napeanthus et plusieurs espèces de Gasteranthus et Sinningia croissent dans des endroits humides, où la lumière est indirecte. Les genres à tiges dressées comme Drymonia, Moussonia et Kohleria font d'excellentes plantes en pot pour le rebord des fenêtres.

Les Gesnériacées contiennent près de 600 espèces épiphytes, réparties dans 28 genres. Certaines Gesnériacées, comme les Codonanthe et les Episcia adoptent un port rampant, caractéristique qui se rencontre souvent chez les espèces épiphytes. Elles croissent sur les branches des arbres et les rochers couverts de mousse. Haut de la page


Les organes souterrains

Chez les Gesnériacées, on rencontre trois types d'organes souterrains :

Les deux derniers organes permettent de résister aux saisons sèches, périodiques, que doivent supporter plusieurs Gesnériacées terrestres.

Les Gesnériacées à racines fibreuses

Les plantes de ce groupe ne possèdent pas d'organes de réserves ; elles ont tendance à croître de façon continue, sans présenter de période de repos bien marquée. Cette catégorie comprend un grand nombre de plantes cultivées, comme les Saintpaulia, les Episcia, les Chirita, les Gesneria, les Columnea et les Streptocarpus, pour ne mentionner que ceux-là. Les Gesnériacées à racines fibreuses, parmi lesquelles on trouve plusieurs espèces épiphytes, se prêtent bien à la culture en pot, à cause de leur système racinaire restreint.

Les Gesnériacées tubéreuses

Le tubercule des Gesnériacées est une structure vivace, caulinaire, qui grossit à chaque cycle de croissance. Les tige prennent naissance au niveau de la partie supérieure du tubercule. Généralement les Gesnériacées tubéreuses possèdent une période de repos marquée, pendant laquelle elles perdent leurs feuilles. Au repos, elles perdent leurs feuilles durant quelques mois. Ce phénomène est une adaptation aux périodes de sécheresse qui surviennent dans leur pays d'origine. Le Sinningia speciosa (le Gloxinia des fleuriste) représente l'une des Gesnériacées tubéreuses les plus connues. On en rencontre aussi parmi les genres Nautilocalyx et Chrysothemis.

Les Gesnériacées à rhizomes écailleux

Les rhizomes écailleux sont des tiges souterraines, portant des feuilles transformées en écailles. Ils sont généralement petits et ne contiennent que peu de réserves. Néanmoins, toutes les plantes de cette catégorie ont des périodes de repos à l'état sauvage et dans des conditions de culture appropriées. Les rhizomes écailleux se trouvent, entre autres, dans les genres Achimenes, Gloxinia et Kohleria. Haut de la page


Les feuilles

Habituellement de forme lancéolée, ovale ou cordiforme, les feuilles des Gesnériacées sont toujours simples. Leur marge est unie ou dentée. Elles sont généralement placées en position opposée-décussée ; cependant, la phyllotaxie est quelquefois verticillée ou, dans de rares cas, alterne. Quelques genres (par exemple, Codonanthopsis, Dalbergaria et Monopyle), possèdent des espèces munies de feuilles anisophyles, c'est-à-dire des feuilles de taille inégale. L'anisophylie, chez les Gesnériacées, peut être interprétée comme une adaptation des organes photosynthétiques afin de permettre une meilleure utilisation de la lumière disponible dans les forêts tropicales. Cette structure plane, où il n'y a pas de superposition des feuilles les unes sur les autres, permet à des plantes rampantes et grimpantes de capter le maximum de rayons lumineux. Les plantes munies de feuilles en position décussée ou verticillée ont généralement des tiges dressées ou tombantes, alors que dans les cas d'anisophylie, les tiges sont grimpantes ou rampantes et les feuilles disposées sur deux rangs.

Episcia cupreata

Episcia cupreata

Les feuilles des Gesnériacées peuvent être très colorées. On en trouve qui possèdent de grandes taches rouges sur le côté inférieur ou le bout de la feuille, d'autres dont les couleurs présentent un éclat métallique et, enfin, certaines qui sont panachées. Dans certains cas, les feuilles jouent même un rôle dans la pollinisation. Ainsi, au moment de l'anthèse, apparaissent chez plusieurs espèces de la sous-famille des Gesnérioïdées, des dessins rouges brillant sur les feuilles qui agissent alors comme attrait extra-floral pour les oiseaux-mouches.

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Multiplication végétative naturelle

Il existe deux types naturels de reproduction asexuée chez les Gesnériacées.

  • Le premier correspond à une régénération végétative, grâce à une activité méristématique qui se fait sur la tige, particulièrement au niveau des noeuds. Ceci comprend l'apparition de racines adventives (ensemble des Gesnériacées), la formation de cals qui se transforment en tubercules (certains Chrysothemis, Lembocarpus, et Sinningia), et la production de stolons à partir de bourgeons axillaires (les genres Alsobia et Episcia).
  • Le deuxième type est la production de plantules sur les feuilles tombées sur le sol. Ceci se produit chez des espèces de plusieurs genres ; mentionnons, entre autres, Achimenes, Gloxinia, Nautilocalyx et, les plus connus, Saintpaulia et Streptocarpus.


  Page suivante Texte tiré d'un article de Denis Barabé, paru dans le Bulletin de la SAJIB.
Cette adaptation fait partie des Textes botaniques Web+ du Carnet horticole et botanique du Jardin botanique de Montréal.
Botanique des gesnériacées


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Dernière mise à jour : 2009-01-09
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