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Le gui, ça vous dit quelque chose? Peut-être pensez-vous déjà aux amoureux
qui s'embrassent sous le gui au temps des fêtes? Cette plante très particulière est tellement méconnue
que nombreux sont ceux qui mêlent le houx et le gui. C'est bien normal, si l'on considère que le gui ne
pousse pas chez nous et qu'il ne fait pas ou peu partie de nos traditions québécoises. Pourtant, plante
porte-bonheur pour les uns, porte-malheur pour les autres, ce sont ses qualités intrinsèques qui lui ont
valu tant d'attention depuis les temps anciens jusqu'à nos jours.
D'abord, son aspect
Décrire la plante nous met déjà sur la piste de bien des croyances, légendes et coutumes.
Le gui est une plante hémiparasite, c'est-à-dire qu'il ne parasite pas son hôte dans tous ses besoins
vitaux. Certes, il utilise ses ressources en lui soutirant eau et minéraux, mais il possède de la
chlorophylle et peut fabriquer ses propres sucres : de là, l'hémiparasitisme. |
| Illustration tirée de : Chaumeton et al, 1828. Flore médicale.
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Il croît sur les
branches de pommiers et de peupliers en particulier, mais aussi sur les aubépines, les poiriers,
les sapins, plus rarement sur les chênes et jamais, semble-t-il, sur les ormes et les frênes.
Après plusieurs années de développement, il a l'apparence d'une grosse boule vert jaunâtre de 60 à 90 cm
de diamètre facilement repérable, surtout après la chute des feuilles car, autre caractéristique, il est
sempervirent. Singularité supplémentaire, il croît dans toutes les directions, sans chercher à redresser
ses extrémités vers la lumière.
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