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Paphiopedilum HONEYDEW |
Stratégie de la trappe
Chez les orchidées de type sabot (Cypripedium, Paphiopedilum), l'insecte à la recherche
de nectar se glisse sous la colonne et ne ressort qu'après s'être faufilé sur le côté du gynostème tout
en apportant les pollinies accolées à son dos. Cette étape empêche la pollinisation de la même fleur.
Lors de la visite d'une autre fleur, il déposera les pollinies sur le stigmate avant de ressortir,
porteur d'un nouveau fardeau. On parle alors de pollinisation de type «gosier» ou de
«trappe».
Chez de nombreuses orchidées, l'association insecte-orchidée est si étroitement établie qu'on peut
parler de «fidélité» ou de «restriction» puisque seul l'insecte capable de
polliniser efficacement pourra visiter la fleur et obtenir sa récompense de nectar.
L'adaptation que démontre l'accumulation du pollen en pollinies, petites masses dures facilement
«transportables» sur le dos d'un insecte ou le bec d'un oiseau, surtout lorsqu'elles sont
munies d'un disque adhésif (le viscidium), est d'ailleurs unique aux orchidées.
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Nectar
Puisque le pollen des orchidées, regroupé en pollinies, n'est pas utilisé par les abeilles comme source
de nourriture, leur principale source de récompense consiste en un nectar.
Les orchidées chez qui
cette adaptation est présente de la façon la plus évidente sont celles qui sont munies d'un éperon au
fond du labelle. L'insecte doit alors être muni d'un appendice pour aller puiser le nectar et, ce faisant,
il se frotte aux pollinies.
L'exemple le plus notable est l'Angraecum sesquipedale auquel Darwin
s'était intéressé. Il avait même anticipé la découverte d'un papillon dont le proboscis
(la «trompe à nectar») serait assez long pour aller puiser le nectar au fond de l'éperon.
De fait, l'insecte fut découvert des années plus tard et il correspondait tout à fait à la description
de Darwin. Ce type de pollinisation est souvent décrit comme «serrure», puisqu'un organe
de l'insecte s'ajuste de façon précise sur la fleur.
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L'Angraecum eburneum présente un éperon moins long mais tout aussi efficace que l'Angraecum sesquipedale |
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