L'hiver est une saison difficile à traverser pour plusieurs plantes d'intérieur, la chaleur constante,
l'air sec et le manque de lumière de nos maisons constituant des conditions auxquelles elles ne sont
pas naturellement adaptées. Regardons de plus près comment diagnostiquer les symptômes de ces lacunes
et les solutions pour y remédier.
Maximiser l'éclairage
La lumière est un agent essentiel à la bonne croissance des plantes ; elle leur donne
l'énergie nécessaire à la formation d'un feuillage luxuriant et d'une floraison abondante.
De novembre à février, en raison des journées plus courtes et de l'intensité lumineuse
réduite, vos plantes peuvent montrer des signes d'un manque de lumière : la distance entre les
feuilles augmente, elles se décolorent et les feuilles nouvelles sont petites et jaunâtres, tandis
que les plantes à feuillage panaché perdent graduellement leurs coloris.
Dès les premiers signes d'étiolement de vos plantes, réduisez la température
et essayer de fournir le maximum d'ensoleillement, en évitant d'obstruer les fenêtres avec des stores
ou des rideaux.
Lorsque les journées rallongent et que la force du soleil augmente, en mars, il est
temps de filtrer la lumière à l'aide de stores ou de rideaux ou d'éloigner les plantes des fenêtres.
Un excès de lumière se manifeste par une décoloration progressive du feuillage et l'apparition de
taches brunâtres. La rotation régulière des pots favorisera une croissance uniforme, la plante
s'orientant vers la source de lumière.
Il est possible de suppléer à un éclairage naturel insuffisant par une source de
lumière artificielle. Les longueurs d'ondes importantes pour la photosynthèse correspondent au bleu
et au rouge. La lumière rouge (660 nm) et le rouge lointain (735 nm) influencent l'allongement des
tiges. La lumière bleue (435 nm) est responsable du développement des feuilles.
L'utilisation des ampoules et projecteurs à incandescence n'est pas à conseiller :
énergivores, ils produisent beaucoup de chaleur et lorsque placés trop près des plantes, ils risquent
de brûler le feuillage et d'assécher rapidement le sol. Il est préférable de les utiliser comme
éclairage d'appoint pour créer des effets esthétiques.
Les tubes fluorescents offrent plus d'avantages : ils dégagent peu de chaleur,
produisent plus de lumière par watt et peuvent être placés très près des plantes (30 à 45 cm). Les
tubes de type «blanc froid» (cool white) et «lumière du jour» (day light)
diffusent beaucoup de bleu mais peu de rouge. Ceux de type «blanc chaud» (warm white)
diffusent beaucoup de rouge mais peu de bleu. On peut tenter de couvrir le spectre complet en
utilisant dans des fixtures doubles un néon de chacun des types. Les tubes conçus spécialement pour
les plantes sont simples d'utilisation et procurent le spectre nécessaire à la croissance, mais ils
sont dispendieux. La quantité de lumière émise par les néons diminuera graduellement avec le temps
et il est recommandé de les remplacer annuellement.
Les lampes au mercure, au gaz halogène et au sodium constituent une bonne source de
lumière mais sont moins accessibles aux particuliers en raison de leur coût élevé.
En général, les plantes vertes s'accommodent d'un apport quotidien de lumière
de 12 à 14 heures, tandis que plusieurs plantes à fleurs (sauf celles préférant des jours courts,
comme les chrysanthèmes et les poinsettias) bénéficieront de 14 à 15 heures de lumière pour initier
leur floraison.
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