Carnet horticole et botaniquePortail du Carnet du curieux


Les plantes carnivores
 
Nutrition
 
Types de pièges >>>
 
Évolution du carnivorisme
 
Liste des familles et genres
 
Importance
 
Plantes carnivores au Québec
 
Sarracenia
 
Drosera
 
Pinguicula
 
Utricularia
 
Espèces utriculaires
 
Bibliographie
 

Imprimer cette page (format PDF)
Les plantes carnivores
Les types de pièges

C'est bien plus la façon qu'utilise la plante carnivore pour capturer sa proie que son type de nutrition qui nous fascine. Lloyd (1942) a établit une classification des types de pièges encore utilisée de nos jours et à laquelle nous nous référerons dans cet article.

  1. Les pièges qualifiés de PASSIFS n'effectuent aucun mouvement pour attraper la proie. Parmi ceux-ci, on peut distinguer 3 types principaux : 

    • Les fosses ou trappes sont les plus simples. Les feuilles sont alors modifiées en urne au fond de laquelle se maintient un milieu liquide où sera digérée la victime. Les insectes sont attirés par la source de nectar située au niveau du col de l'urne et, souvent, par une coloration très vive. Une fois parvenus au fond de la fosse, il leur est à peu près impossible de sortir. Dans cette catégorie de pièges, on trouve un représentant bien connu de nos tourbières, la Sarracénie pourpre (Sarracenia purpurea), ainsi que les superbes Nepenthes des régions tropicales.
       
    • Les pièges dits casiers à homard («lobster pot») sont comparables au fosses: la victime peut facilement pénétrer mais elle ne peut en sortir. Sarracenia psittacina, par exemple, porte des feuilles en forme de tube fermé à la base. L'intérieur est tapissé de longs poils pointant vers le fond, qui agissent collectivement comme une valve ne s'ouvrant que vers l'intérieur. L'insecte qui pénètre dans le tube ne peut alors que s'enfoncer plus profondément.
       
    • Les colle-mouches de type passif possèdent des glandes qui secrètent une substance gluante sur laquelle viennent se coller les insectes. Le genre australien Byblis est un bel exemple de ce type de piège.


  2.  Sarracenia purpurea  Drosera rotundifolia  Pinguicula vulgaris  Utricularia cornuta


  3. Les pièges ACTIFS sont ceux qui effectuent un mouvement pour capturer une proie ou encore pour favoriser la digestion:

    • Les colle-mouches de type actif, comme ceux de type passif, secrètent une substance à laquelle adhèrent les insectes. Cependant, dans ce cas-ci, les marges de la feuille se referment sur la proie après qu'elle y soit collée. Ce mouvement est toutefois trop lent pour jouer un rôle dans la capture elle-même. En fait, il sert à prévenir la perte de liquide nutritif durant la digestion, et accélère le processus en amenant l'insecte au centre de la feuille. Deux genres possèdent ce type de piège et chacun a des représentants au Québec :  les Rossolis (Drosera) et les Grassettes (Pinguicula).
       
    • Le type piège à loup est représenté par la plus célèbre des plantes carnivores, la dionée (Dionaea muscipula), que l'on rencontre principalement en Caroline du Nord. La feuille possède deux lobes qui se referment comme une mâchoire, souvent avec une grande rapidité. Les dents qui bordent la marge de la feuille viennent encore ajouter à l'analogie, donnant ainsi un aspect terrifiant à la plante. Elles servent à limiter les possibilités de fuite de la proie. Le piège est déclenché lorsqu'une victime vient toucher les poils sensitifs situés à l'intérieur de la feuille. Une plante aquatique, Aldrovanda vesiculosa, possède aussi un type de piège comparable à celui de la dionée, bien que moins spectaculaire.
       
    • Si le type piège à loup est le plus connu, c'est sans doute le type souricière qui est le plus sophistiqué. Chez les plantes aquatiques qui possèdent cette particularité, le piège est formé de petites vésicules comprimées, fermées par une trappe dont l'ouverture peut être déclenchée lorsqu'un organisme frôle les grands filaments du pourtour. L'eau s'engouffre alors précipitamment, entraînant avec elle l'animal à l'intérieur de la vésicule d'où il ne peut sortir. Un tel système se retrouve entre autres chez le genre Utricularia qui compte de nombreux représentants au Québec.


Précédent Haut de la page SuiteSuite

 

Texte adapté d'un article de Jacques Brisson, paru dans le Bulletin de la SAJIB, 9(1), pp.26-40.
Cette présentation fait partie des Feuillets horticoles WEB+ du Carnet horticole et botanique.

Portail du carnet du curieux


| PAGE D'ACCUEIL | INFORMATIONS AUX VISITEURS | JARDINS ET SERRES | VEDETTES DU JARDIN |
| ACTIVITÉS ÉDUCATIVES | ACTIVITÉS SCIENTIFIQUES | ACTIVITÉS HORTICOLES | BIBLIOTHÈQUE |
| CARNET HORTICOLE ET BOTANIQUE | BOTTIN DE LIENS | J@RDIN DES JEUNES BRANCHÉS |
| PLAN DU SITE | RECHERCHE | BOÎTE AUX LETTRES ET COURRIEL |
| PRIX ET MENTIONS DU SITE INTERNET |

Jardin botanique de Montréal

Dernière mise à jour : 2004-12-06
Générique
Tous droits réservés
Ville de Montréal