Terreau et rempotage
Il n’existe pas de recette de terreau idéal convenant à l’ensemble des plantes succulentes étant donné leur grande diversité mais
la plupart sont assez tolérantes. Les principales caractéristiques à rechercher sont un grand pouvoir drainant et une bonne aération.
La stagnation de l’eau et un manque d’air dans le substrat favoriseraient le développement de pourriture. Le terreau choisi
ne doit contenir qu’une faible proportion d’amendements organiques comme du compost, du fumier ou de la terre noire. Pour les
spécimens érigés, le terreau doit être suffisamment dense pour les supporter sans qu’ils ne se dépotent ou tombent. Pour augmenter
la densité du terreau, on peut ajouter du sable grossier ou du gravier.
La plupart des terreaux commerciaux pour plantes succulentes disponibles sur le marché contiennent une grande
quantité de matière organique et sont pauvres en matériaux de drainage. Il est donc souhaitable de les amender avec du sable
grossier, du gravier ou de la perlite. Vous pouvez aussi préparer votre propre terreau en mélangeant 1/3 de sable grossier, 1/3
de perlite et 1/3 de terreau organique bien décomposé et un peu de compost. Le substrat devrait être légèrement acide, soit d’un
pH de 5,5 à 6,5.
La meilleure période pour rempoter correspond à la reprise de croissance des plantes, soit au printemps. Il
faut éviter de les rempoter lorsqu’elles sont en pleine croissance ou en floraison. Les plantes succulentes n’ont pas besoin
d’être rempotées très fréquemment; on les rempote au besoin (forte densité des racines) ou à tous les deux ou trois ans. Les
plus gros spécimens peuvent être rempotés encore moins souvent. Les plantes succulentes aiment être à l’étroit dans leur pot et
doivent donc être rempotées dans un pot de taille légèrement supérieure au précédent. Un trop grand pot risque de garder trop
d’eau en réserve et d’engendrer des problèmes de pourriture.
La manipulation des plantes épineuses sera facilitée par l’utilisation de pinces de cuisine, d’un ruban de papier
journal ou d’un vieux boyau d’arrosage pour les petits et moyens spécimens ou de vieilles couvertures ou de courroies pour les plus
gros spécimens. On doit couper les racines mortes ou en mauvaise condition à l’aide d’un sécateur propre et désinfecté. Le pot
utilisé, de préférence en terre cuite pour les gros spécimens, doit posséder au moins un trou de drainage. On dépose des tessons
de pots de terre cuite ou autres matériaux grossiers au fond du pot, en s’assurant de ne pas boucher le trou de drainage, puis on
rempote la plante à la même profondeur que dans son pot d’origine avec un terreau légèrement humide. Il ne faut jamais arroser
après le rempotage; on laissera sécher le terreau pendant deux à trois semaines avant d’arroser. Ainsi, les blessures infligées
lors du rempotage auront le temps de bien se cicatriser. On évite d’exposer la plante au plein soleil pour les 3 à 4 semaines
suivant le rempotage. Enfin, on peut placer 1 à 2 cm de petit gravier ou de sable grossier à la surface pour améliorer le
drainage au niveau du collet de la plante.
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