Les protections hivernales
Avant d'installer des protections à l'automne, il faut s'assurer que l'aoûtement est
terminé. On le reconnaîtra aux signes suivants :
- Les plantes ligneuses ont déjà des bourgeons formés le long des tiges, visibles à la perte
de leurs feuilles.
- Les conifères montrent un changement de coloration après quelques bonnes périodes de froid.
- Chez les plantes à feuillage persistant, le changement de couleur lié aux périodes de froid
s'accompagne parfois d'un enroulement des feuilles sur elles-mêmes.
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Au sol, une toile de mousse de polyuréthane matelassée (« polyfoam ») recouvre un
massif de conifères fragiles (Thujopsis) tandis que debout, une toile non matelassée, plus légère,
protège des érables japonais (Acer japonicum). |
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L'endurcissement requiert un peu plus de temps chez les conifères et les plantes à
feuillage persistant, ce qui retardera d'autant l'installation des protections. Un bon indice qui
nous dit qu'il est temps d'installer les protections est le gel du sol. À cette période,
généralement au début de novembre à Montréal, tout est bien endormi. On constate alors aussi
que le froid est arrivé et qu'il faut s'habiller comme un oignon pour faire face aux intempéries -
ça aussi c'est un bon indice !
ATTENTION ! ATTENTION !
Les jardiniers le savent par expérience, il est préférable d'installer les protections hivernales
tardivement plutôt que hâtivement. Des protections installées trop tôt peuvent occasionner de la
surchauffe ou des moisissures. Il faut donc attendre que le froid soit définitivement arrivé.
L'enlèvement des protections
Au printemps, il faut résister à la tentation d'enlever les protection trop tôt.
Il arrive par exemple qu'un redoux subit fasse fondre la neige rapidement, mais l'hiver refait
souvent surface en mars ou avril, et nous envoie une nouvelle bordée de neige accompagnée d'une
baisse importante des températures. Aussi vaut-il mieux être patient et laisser les protections
en place jusqu'à ce que les grands froids soient passablement écartés.
Le piétinement hâtif dans les plates-bandes et sur le terrain n'est pas conseillé car le sol,
encore gorgé d'eau tôt au printemps, se compacte facilement sous nos pieds - raison de plus pour
attendre avant d'enlever les protections hivernales!
Les matériaux
Quel jardinier pourrait honnêtement dire qu'il ne s'est jamais laissé tenter par
l'essai d'une plante d'une zone plus chaude que celle de sa localité ? Bien peu savent résister à
cette tentation et c'est ainsi que les fournisseurs se sont employés à mettre sur le marché des
produits pour aider, entre autres, ces jardiniers audacieux. Chaque année, la gamme offerte
continue de grandir pour répondre à des besoins ou des situations de plus en plus spécifiques.
Pour découvrir si vos amis jardiniers sont de nature « audacieuse », « prudente », « prévoyante »
voire même « obsessive », ou une combinaison de ces tendances, il n'y a rien de tel qu'une visite
improvisée dans leur remise à jardin et leur garage ! Parmi les matériaux susceptibles d'être
entreposés, en plus des toiles, on pourrait trouver des cônes à rosiers dont les utilisations
sont multiples, des rouleaux de clôture à neige et des tuteurs, de la corde, des appâts à
rongeurs, des filets pour enrober les conifères, des spirales pour protéger les troncs
d'arbres des rongeurs, de la mousse de sphaigne et des sacs de feuilles broyées à utiliser
comme paillis.

Les toiles protectrices
Les géotextiles
La grande polyvalence des toiles protectrices leur a vite permis de remplacer la jute.
Faites de fibres synthétiques, ces toiles communément appelées géotextiles s'adaptent à peu près
à toutes les situations. Elles fournissent une isolation thermique aux végétaux et s'utilisent
pour la protection contre les vents desséchants, voire même les bruines salines émanant des voies
de circulation automobile. Elles agissent comme tampons lors des baisses de températures hivernales
brutales, dont l'action combinée avec les vents peut provoquer des dommages irréparables aux plantes.
Il existe aussi une toile jumelée directement à une clôture à neige, ce qui permet de faire d'une
pierre deux coups car elle simplifie l'installation qui, dans ce cas, se fait en une seule
opération.
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Les toiles de mousse de polyuréthane
Certaines toiles se montrent particulièrement utile pour protéger les rosiers et autres plantes
fragiles. Il s'agit de toiles matelassées, constituées d'une épaisseur de 5 mm de mousse de
polyuréthane (« polyfoam ») recouverte de chaque côté d'un plastique blanc opaque. Ces toiles
imperméables sont utilisées depuis plusieurs années à la Roseraie du Jardin botanique de Montréal,
car elles offrent une très bonne isolation thermique. Elles sont depuis peu offertes dans les
centres-jardins.
Une version plastifiée d'un seul côté existe également et permet d'élargir davantage le spectre
d'utilisation : on s'en sert par exemple pour protéger certains arbustes à feuillage persistant
tels les houx, les buis et les rhododendrons. Le côté plastifié se place vers le haut parce qu'il
donne moins de prise à la neige et à la glace. |
La neige est encore la meilleure protection hivernale
dont les plantes puissent bénéficier. Les rosiers, toutefois, nécessitent une plus grande
précision.
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