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La préparation du jardin pour l'hiver

Les végétaux

Les arbres

La santé à long terme d'un arbre sur un terrain dépend en partie de sa localisation. Par exemple, par temps clair en mars, quand le soleil touche directement le tronc, la température de l'écorce s'élève rapidement au-dessus du point de congélation. Si l'arbre se retrouve tout à coup à l'ombre, à cause de la maison par exemple, le refroidissement subit peut entraîner une gélivure qui se traduit pas un bris des cellules et un fendillement longitudinal de l'écorce. Les jeunes arbres à écorces tendres comme le tilleul, le hêtre, l'érable, le frêne, le saule et le marronnier sont plus sensibles à ce phénomène et gagnent à être protégés par du jute enrobant leur tronc pendant les quelques années suivant leur plantation.

Par ailleurs, les tuteurs installés au moment de la plantation devraient être laissés en place quelques années jusqu'à ce que le tronc ait atteint un diamètre raisonnable, ce qui assurera force et stabilité à l'arbre. Ces tuteurs seront particulièrement importants pour les arbres nouvellement plantés afin de prévenir leur déracinement possible lors des vents forts habituellement fréquents à l'automne et au printemps.

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Les arbustes

La protection des arbustes requiert une certaine analyse de la situation. En effet, puisqu'on utilise un grand nombre d'arbustes en aménagement, il faut pouvoir éviter les abus de protection qui transformeraient le terrain en forteresse.

  • On protégera les sujets susceptibles d'être endommagés par les opérations de déneigement ou les chutes de glaçons près des bâtiments. Dans de tels cas, la clôture à neige offre la meilleure protection.
     
  • Le ligotage des arbustes offre aussi une bonne résistance au poids de la neige, ce qui rend cette méthode plus attrayante car moins visible. Ici il faut juger de la force à employer lorsqu'on resserre les cordes et évaluer les risques de cassures des branches. Le ligotage peut sembler ardu et compliqué, mais finalement se révèle assez facile lorsqu'on évalue correctement la flexibilité des tiges. Il est préférable d'attendre la chute des feuilles pour ligoter les tiges.
     
  • On ligotera aussi les arbustes que l'on souhaite enrober d'une toile pour faciliter la pose de celle-ci, en l'occurrence lorsqu'on veut protéger des arbustes de rusticité douteuse ou encore des arbustes à feuillage persistant.
     
  • Une armature constituée de clôture à neige peut également être ajoutée lorsque l'on entrevoit que de la neige lourde sera entassée par le déneigement.
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La protection des rosiers

La protection des rosiers comporte ses spécificités car il en existe de nombreux groupes qui ont chacun leurs comportements propres. Les plus fragiles seront recouverts de toiles ou de cônes de polystyrène, d'autres ne requerrant que le buttage, les grimpants seront généralement détachés, couchés et recouverts de terre ou d'une toile protectrice, et enfin, d'autres n'auront besoin d'aucune protection. Il s'agit donc de connaître ses rosiers et de savoir à quel groupe ils appartiennent pour bien les protéger.

Pour en savoir plus, se reférer à la section de la protection hivernale du feuillet horticole sur les rosiers.

ATTENTION ! ATTENTION !
Il importe d'être particulièrement attentif aux zones de rusticité pour pouvoir décider de l'action à prendre. Pour les rosiers, la règle de rusticité diffère un peu des autres plantes. En effet, il est préférable de buter les jeunes plants durant les premières années même si leur zone de rusticité correspond à la vôtre, question de permettre un bon développement racinaire qui améliorera leur résistance à l'hiver. Suivant ce raisonnement, à Montréal, par exemple, on ne protégera pas les jeunes rosiers de zone 4 mais on buttera ceux de zone 6 durant quelques années : une simple règle de prudence.

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Les conifères

Lorsque l'on comprend que les conifères continuent d'être physiologiquement actifs durant l'hiver, bien qu'à un rythme ralenti, et qu'ils évaporent constamment de l'eau, on peut facilement imaginer le stress auquel ils ont à faire face en cette saison. On le mentionnait plus tôt, l'arrosage des conifères à l'automne leur assurera des réserves dont ils ont besoin pour passer l'hiver.

Une protection est indiquée lorsqu'un conifère est fortement exposé aux vents desséchants, ou aux projections de la souffleuse par exemple. Dans de tel cas, une clôture à neige recouverte de toile constitue une excellente protection.

Enfin, on a souvent recours à des filets qui sont appliqués comme une gaine recouvrant les conifères pour prévenir l'ouverture des cimes et le déchirement engendrés par les chutes de neige abondantes et le verglas. Ces filets ont l'avantage d'être utiles sans être très visibles.

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Les vivaces

La neige constitue le meilleur allié des plantes vivaces car elle réduit les écarts de température tout en empêchant la déshydratation des tissus. Lorsque certaines années le froid intense arrive avant la neige en début de saison, c'est là qu'on se félicite d'avoir installé un paillis sur les vivaces.

Ce paillis peut prendre différentes formes, que ce soit des feuilles mortes, de la mousse de tourbe, du compost ou encore des branches de conifères. Avec ces dernières, on espère aussi favoriser une accumulation de neige et ce, surtout aux endroits venteux où la neige est rapidement balayée.

Graminées
Les graminées peuvent servir de clôture à neige naturelle pour les plantes qui les voisinent, en favorisant l'accumulation de neige.

Dans certains cas, on peut décider d'utiliser des toiles de protection à cause de la simplicité d'application, de la bonne isolation obtenue et de l'économie réalisée puisque ces toiles sont réutilisables. De plus en plus cette méthode pour protéger certaines vivaces persistantes est utilisée au Jardin botanique de Montréal, particulièrement au jardin alpin, aux endroits où la neige disparaît facilement par l'effet conjugué des vents et du soleil sur certains flancs exposés.

Bien qu'adaptés à croître en milieux nordiques, les végétaux d'ici doivent parfois lutter pour survivre, car nos villes constituent des milieux artificiels et difficiles. On a qu'à penser aux sels de déglaçage et aux embruns salins des rues, à la pollution atmosphérique, aux couloirs de vents artificiels occasionnés par l'alignement des immeubles ou encore aux espaces contraignants dans lesquels certains végétaux sont plantés. Ces facteurs et bien d'autres rendent la survie des plantes périlleuse et il importe de leur apporter de bons soins pour leur accorder de meilleures chances. Bref, il y a autant de matériaux que de besoins à combler pour que le jardin dorme paisiblement sous la neige, au grand bonheur du jardinier rassuré.

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Texte adapté d'un article de René Giguère paru dans le Quatre-Temps, Vol. 21, no3.
Cette présentation fait partie des Feuillets horticoles WEB+ du Carnet horticole et botanique.

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Dernière mise à jour : 2003-11-19
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