Q.: Dans un de mes cahiers d'écologie, les auteurs du livre avaient écrit :
«des pétioles» de céleri.
J'ai toujours cru moi qu'on disait des branches de céleri.
Qu'est-ce qu'il faut vraiment dire ?
Est-ce que mon livre d'écologie a raison ?
Merci à l'avance !
Julie
13 ans, Secondaire I, Québec
R.: Bonjour Julie,
Dans le langage populaire, on utilise le mot «branches» ou «tiges (les Français utilisent le terme
«côtes») pour désigner les pétioles comestibles du céleri.
On donne même le nom «céleri-branche» au céleri blanc que nous consommons habituellement et dont le
nom est Apium graveolens var. dulce, par opposition au céleri sauvage (Apium graveolens) et au
céleri-rave (Apium graveolens var. rapaceum). C'est probablement pour cela que les livres de
recettes prennent fréquemment cette appellation et recommandent d'ajouter quelques «branches» de
céleri.
Le céleri-branche développe de belles feuilles, longues de 40 à 50 cm, aux pétioles charnus, d'un
vert foncé, à moins que l'on n'ait «blanchi» le céleri (protection par de la terre ou un sac) au moment
de sa croissance pour que les pétioles ne développent pas la chlorophylle verte. Je te rappelle que le
pétiole se définit comme la partie rétrécie de la feuille reliant le limbe à la tige.
Le mot «branches» ne s'applique vraiment qu'aux ramifications d'une plante ligneuse, soit du tronc ou
de la tige principale. Un érable peut donc avoir des branches, tout comme un lilas, mais pas un
céleri !
La prochaine fois que tu prépareras un céleri pour la cuisson, coupe le transversalement. Tu verras
mieux comment les pétioles partent du disque de la base et s'imbriquent tout autour de la tige qui
ne se développe vraiment que si la plante fleurit (la deuxième année de sa croissance si on ne la
récolte pas).
Espérant que ces informations te seront suffisantes.
Bonne journée !
Céline (botaniste et bibliothécaire)
Février 2004