Q.: Bonjour !
Juliette a trouvé un trèfle à 4 feuilles. Sa petite soeur
Charlotte en a trouvé 2 !
Ce serait chouette de les encadrer et de les accrocher dans leur chambre.
Nous les avons mis à sécher entre les pages d'un dictionnaire, ne sachant pas trop comment s'y prendre.
Nous aimerions donc savoir la suite : comment les encadrer (coller sur un carton, si oui quelle sorte de colle ?),
quelle sorte de vitre mettre devant, doit-on utiliser des produits pour bien les conserver (vernis ?), etc.
C'est un trésor précieux...
Est-ce que ce serait le même principe pour les fleurs qu'elles cueillent ?
Merci.
Maman de Juliette (9 ans) et Charlotte (7 ans)
Lévis (Québec)

Q.: Bonjour !
Comment faire pour sécher des feuilles d'arbres ou d'arbustes ?
Est-ce qu'on peut coller des feuilles fraîches pour un bricolage et les manipuler sans les briser lors du collage ?
Je désire garder à la fois les couleurs d'été et espère en récolter lorsqu'elles auront leurs éclatantes couleurs d'automne...
Merci, j'attends vos conseils..
Josée,
9 ans, 2e cycle du Primaire,
Ste-Marthe sur le Lac (Québec)

Q.: Bonjour !
Je dois constituer un herbier dans le cadre d'un cours et j'aimerais savoir
où est-ce que je peux ramasser les fleurs à Montréal.
Est-il possible de
le faire au Jardin botanique ?
Eva
13 ans, 1er cycle du Secondaire, Montréal

R.: Bonjour !
Le trèfle blanc est une plante commune des pelouses dont le nom latin est Trifolium repens. Cette plante très basse à tige rampante est reconnaissable à ses inflorescences blanches, parfois un peu rosées, au parfum assez agréable.
Ses feuilles sont généralement composées de trois folioles (chacune des subdivisions du limbe de la feuille est une foliole). Ce qu'on prend pour trois feuilles est donc plutôt une seule feuille à trois folioles.
Une mutation (une modification du code génétique) serait à l'origine du «trèfle à quatre feuilles», c'est-à-dire des feuilles à quatre folioles.
Le trèfle à quatre folioles serait donc beaucoup moins fréquent que l'original à trois folioles.
Parce qu'il est plus rare, de là la «chance» attribuée au hasard de trouver le fameux trèfle à quatre feuilles.
Chacune des feuilles (folioles) aurait ainsi une signification : espoir, foi, amour et, pour la dernière, chance.
Si vous voulez en apprendre davantage sur les légendes du trèfle à quatre feuilles, suivez ces liens affichés dans
Google. Il existe même une association de collectionneurs de trèfles à quatre feuilles !
Une plante ressemble à s'y méprendre au trèfle à quatre feuilles : l'oxalide (Oxalis tetraphylla). Originaire du Mexique, cette petite plante bulbeuse est également appelée trèfle porte-bonheur.
On la reconnaît à sa fleur pourpre et à sa façon bien à elle de tenir vers l'arrière ses folioles au centre rouge lorsqu'elle vieillit.
Dans la nature et parmi les plantes cultivées, on trouve également d'autres espèces d'oxalide. On peut aussi voir des photos de cette plante
sur
Google Images.
Avoir fait séché les plantes entre les pages d'un dictionnaire était une bonne idée puisqu'il importe de bien presser et sécher les feuilles. On peut aussi procéder de la même manière pour les fleurs.
Un papier journal ou un papier buvard ou kraft blanc ou beige plié aurait toutefois été préférable pour ne pas endommager
le dictionnaire ! Certaines fleurs en séchant tachent le papier ou l'encre du papier tache les feuilles. Deux feuilles de papier essuie-tout blanc peuvent donc être utiles.
Ensuite, on fait sécher en pressant entre deux morceaux de bois (les tablettes de bois avec pinces peuvent convenir) et on attache le tout à l'aide d'une ficelle en croix ou de vieilles ceintures.
À noter que les fleurs trop charnues ou trop épaisses sèchent mal. Mais, pour la plupart, les fleurs sèchent en quelques jours dans un endroit sec et aéré.
Une fois bien séchées, il suffit ensuite de les attacher avec de la colle invisible sur un carton épais ou un papier granulé :
quelques gouttes de colle blanche placées stratégiquement font l'affaire.
Auparavant, on pourra les avoir vaporisées de fixateur à cheveux mais ce n'est pas nécessaire.
On peut ensuite mettre un joli passe-partout et encadrer le tout. On peut intercaler aux quatre coins de petits angles de carton de façon
à ce que la vitre ne s'appuie pas sur les fleurs. C'est une question de goût.
Il existe plusieurs guides d'artisanat-nature concernant les fleurs pressées. On peut même combiner plusieurs fleurs et feuilles et réaliser des bouquets plats en compositions artistiques.
Votre bibliothèque publique possède peut-être l'un de ces ouvrages sur ses tablettes.
On choisit des fleurs et des feuilles qui ne sont pas fanées, préférablement qui viennent d'être cueillies.
Avant de les faire sécher, on peut aussi tremper les feuilles dans de la glycérine. Sous la supervision d'un parent,
on utilise une solution d'un tiers de glycérine pour un tiers d'eau. Lorsque le liquide a remplacé la sève des feuilles,
des gouttelettes doivent alors perler à la pointe des feuilles. Il faut sceller chaque extrémité de tige avec de la cire
ou de la parafine, afin que cette sève artificielle soit emprisonnée dans la feuille. On met ensuite les feuilles à sécher, soit à plat, soit en bottes, suspendues la tête en bas et retenues par une ficelle. On peut alors les conserver à l'air libre comme un bouquet ou les encadrer.
Une belle activité, si on ne veut pas tout encadrer, serait de faire un herbier,
en identifiant les plantes pressées au moyen de guides d'identification qui sont habituellement disponibles
dans les bibliothèques publiques. Certains sites Internet, comme celui de
Flora Quebeca, présentent des photos utiles pour identifier les plantes.
Il existe plusieurs techniques pour faire un herbier, puisque c'est ainsi que l'on appelle une collection
de plantes amassées dans un but scientifique.
De nombreux livres illustrent bien comment constituer un herbier. Les Montréalais peuvent
venir consulter les livres que nous avons à ce sujet à la bibliothèque du Jardin botanique.
Le
site Internet de l'Institut de recherche en biologie végétale (affilié au Jardin botanique de Montréal) explique bien la création d'un herbier.
Il y a des herbiers de la flore indigène (les plantes qui poussent dans la nature dans une région donnée) et des herbiers de plantes ornementales (des plantes que les gens cultivent dans leurs jardins).
Parce que nos plantes font partie de collections muséologiques, il est malheureusement
impossible de prélever tout spécimen ou toute partie de plantes au Jardin botanique. Pour des raisons de conservation de la nature, il est également interdit de prélever des plantes dans les parcs et réserves.
Par contre, on peut substituer à tout ce travail un herbier photographique, avec des photos prises autour de chez soi, dans un parc naturel ou
en voyage.
J'espère que ces renseignements seront utiles.
Céline (botaniste et bibliothécaire)
Septembre 2008