Le pin Wollemi
L'arbre le plus rare au monde...
En mai 2007, le Jardin botanique de Montréal a enrichi
ses collections de l'arbre le plus rare au monde : le pin Wollemi ou de son nom scientifique Wollemia nobilis.
Voici l'histoire autour de cette acquisition.
Une découverte extraordinaire !
Découvrir une nouvelle espèce végétale est toujours un événement important. Mais lorsqu'il s'agit d'un arbre si unique
qu'il a fallu lui désigner un genre nouveau, l'exploit est rarissime !
C'est pourtant ce qui s'est produit en 1994, lorsque David Noble, un garde forestier du parc national Wollemi en Australie,
pénètre dans une gorge profonde et s'approche d'un groupe d'arbres matures de grandes dimensions aux allures étranges.
Comptant aujourd'hui moins d'une centaine d'individus en milieu naturel, Wollemia nobilis, nommé d'après l'endroit où il
fut trouvé et son découvreur, peut être considéré comme l'arbre le plus rare au monde.
Un arbre hors du commun
Le pin Wollemi peut atteindre 40 mètres de hauteur dans son habitat naturel. Son écorce, très caractéristique,
ressemble à des bulles de chocolat !
Notons qu'il ne s'agit pas d'un véritable pin puisqu'il n'appartient pas au genre Pinus, ni à la famille de celui-ci (Pinacées ou Pinaceae).
Il appartient plutôt à la famille des Araucariaceae (Araucariacées), comme
l'araucaria
ou pin de Norfolk,
un conifère tropical cultivé en appartement au Québec.
Un fossile vivant ?
Des examens approfondis du pin Wollemi ont plongé les botanistes au cœur d'une énigme.
Son pollen est presque identique à celui d'une espèce fossile présente à l'époque du Crétacé (de -145 à -65 millions d'années),
tandis que ses feuilles sont très semblables à celles de l'Agathis jurassica, une espèce qui aurait fait le
régal des dinosaures herbivores au Jurassique, il y a quelque 150 millions d'années !
Mais à ce jour aucun fossile ne porte la trace du pin Wollemi.
Toutefois, ces liens de parenté très étroits permettent aux
experts de l'inscrire dans la très ancienne famille des Araucariacées qui ne comptait plus que deux genres vivants, Agathis et Araucaria.
Préserver la biodiversité
Suite à cette exceptionnelle découverte, le pin Wollemi fait l'objet d'un ambitieux programme de conservation.
Le milieu naturel qui l'abrite fait partie du Patrimoine mondial de l'UNESCO bénéficiant ainsi d'une protection sévère.
Sa multiplication et la vente de jeunes arbres aux parcs et jardins botaniques du monde – dont celui de Montréal –
contribuent à sa sauvegarde et à celle d'autres espèces rares et menacées de disparition.
Le Jardin botanique de Montréal est fier d'avoir reçu ce spécimen le 22 mai 2007, Journée internationale de la diversité biologique.
Cultivé en pot, il a été exposé jusqu'à récemment dans le Jardin Céleste.
Il sera de nouveau disponible aux visiteurs à l'été 2011, possiblement à proximité du Centre sur la biodiversité.
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