LES AUTOCHTONES PARTAGENT
LEUR VISION DE LA NATURE
Le Jardin des Premières-Nations ouvert au public le 3 août 2001,
présente les rapports que les Amérindiens et Inuits entretenaient et entretiennent toujours avec le monde
végétal. Évoquant un environnement naturel,
ce jardin constitue la première infrastructure de cette
importance sur le territoire montréalais dédié
aux Premières Nations du Québec. Ce nouveau jardin
d'une superficie de 2,5 hectares est l'aboutissement de trois
années d'efforts et la concrétisation d'un rêve
inachevé du frère Marie-Victorin.
Le site prévu du Jardin des Premières-Nations
comptait déjà un massif boisé très diversifié. Actuellement, le jardin est composé
de plus de 300 espèces végétales différentes ayant nécessité la plantation de 5 000 arbres,
arbustes et graminées. Le Jardin des Premières-Nations
est situé en plein coeur du Jardin botanique et est compris
entre le Jardin de Chine, le Jardin japonais, les étangs,
le Ruisseau fleuri et le Jardin alpin.
Lieu de connaissances et de rencontres entre les cultures,
le Jardin des Premières-Nations permet d'une part à
la population québécoise de découvrir ou
de redécouvrir la culture des premiers habitants d'Amérique,
et assure d'autre part aux Premières Nations la diffusion
de traditions, de savoirs et de savoir-faire. Le Jardin botanique
et un comité de représentants des Premières
Nations, mis sur pied spécifiquement pour ce projet, ont
travaillé en étroite collaboration sur un ensemble
d'orientations et de paramètres lors de la conception et
la réalisation de jardin.
Florent Vollant, auteur-compositeur interprète
d'origine innue, a chaleureusement accepté d'être
le porte-parole du Jardin des Premières-Nations, «dans
un esprit de partage et de respect des différences, et
pour abolir la frontière de l'ignorance et de l'intolérance
entre les autochtones et les non-autochtones».
Le Jardin des Premières-Nations est un jardin contemporain plutôt que folklorique, inspiré
des cultures amérindiennes et inuites. Il met en valeur
non seulement les connaissances botaniques des Amérindiens
et des Inuits, mais aussi les activités des Premières-Nations
en lien avec le monde végétal : la cueillette des
plantes alimentaires et médicinales, l'utilisation du
bois et des arbres pour la fabrication d'objets, le transport,
la construction d'habitations et la culture de plantes, principalement
le maïs, les courges et les haricots.
Ces thèmes sont abordés de différentes façons :
panneaux d'interprétation, bornes interactives,
animations, spectacles, événements spéciaux,
etc. Ces méthodes de diffusion, d'échanges et de
communication prennent place dans l'une ou l'autre des cinq zones
du jardin, soit la forêt de feuillus, la forêt de
conifères, le territoire nordique, le pavillon d'interprétation
et les aires de rassemblement. De plus, des sentiers, des bornes
d'interprétation sur les végétaux et des
visites guidées par des animateurs autochtones permettent
une découverte éclairée de ce jardin thématique.
On trouve aussi dans le pavillon une exposition permanente
incluant un diaporama sur la vie contemporaine des autochtones
ainsi qu'un site Internet en lien avec les sites des différentes
communautés. Une boutique de produits d'art et d'artisanat
autochtones permet aux visiteurs de rapporter chez eux des témoignages
de ces riches cultures.
|