Ville de Montréal

Le fonctionnaire
Après un court passage à la rédaction du journal québécois Le Canadien (1808-1809) suivi d'une expérience militaire lors de la guerre de 1812, Jacques Viger oeuvre principalement dans la fonction publique.

Inspecteur des chemins
La Loi des chemins pour le Bas-Canada adoptée en 1799 prévoit la nomination d'un inspecteur pour les villes de Montréal et de Québec. Le premier titulaire montréalais à ce poste, Louis Charland, prépare Jacques Viger à lui succéder. En décembre 1813, Viger est nommé inspecteur des grands chemins, rues, ruelles et ponts de Montréal, nomination qui fait de lui le principal fonctionnaire de l'Administration municipale. Ses fonctions consistent à assurer l'encadrement du développement du territoire montréalais : régulariser le tracé des voies, faire reprendre certains alignements de maisons, assurer l'entretien des voies en faisant exécuter des travaux de drainage, d'aplanissement et de pavage, acheter les matériaux nécessaires à ces travaux, rédiger les procès-verbaux, passer les marchés de construction et homologuer les rues.

Recensement de 1825
Viger réalise aussi le recensement de 1825 de l'île de Montréal, suite à la loi votée par le Parlement. Assisté par le notaire Louis Guy (qui a participé avec lui à la guerre de 1812), le document produit par les deux hommes est qualifié de « point de repère essentiel pour la constitution d'une histoire sociale de Montréal » (Nathalie Hamel, Vie et Œuvre de Jacques Viger, 2002, p. 46). Jacques Viger a reçu aussi des mandats temporaires lors de commissions spéciales en plus d'avoir été officier rapporteur lors de différentes élections.

Fin de sa carrière d'inspecteur
Sa carrière d'inspecteur des chemins prendra fin en septembre 1840 après l'abolition de son poste; il est alors âgé de 53 ans. Désireux d'obtenir une pension du gouvernement en reconnaissance de ses services, il rédigera un rapport à cet effet et plaidera lui-même sa cause à Kingston, capitale canadienne entre 1841 et 1844. Sa demande restera sans réponse. Et pourtant, les autorités s'adresseront à nouveau à lui pour effectuer le recensement de 1844, offre qu'il déclinera (Hamel, Ibid, p. 34).

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