Ville de Montréal

Le mémorialiste
« Il n'est pas facile de saisir les multiples facettes de l'existence de Jacques Viger. Tant sa personnalité que l'ampleur de son activité et la diversité de ses intérêts en font un individu qui sort nettement de l'ordinaire » (Jacques Robert, « Jacques Viger », Dictionnaire biographique du Canada, 1985, vol. VIII, p. 1014).

Viger se décrit lui-même ainsi :

« Grand et Inexorable Redresseur des torts de mes devanciers en Annales, Chroniques, Mémoires, Histoire, voire même en dates et vraie orthographe de noms propres, etc. parce qu'en fin de compte je me crois appelé à cette impitoyable fonction par l'horreur que j'éprouve pour le faux et l'amour ou le goût inné que j'ai pour le vrai » (Fernand Ouellet, « Inventaire de la Saberdache de Jacques Viger », Rapport de l'archiviste de la province du Québec, 1955-1957, p. 37).


L'analyse de son corpus de travail, le peu d'ouvrages entièrement de sa plume et les remarques qu'il a laissées permettent d'affirmer que Viger a été d'abord et avant tout un mémorialiste :

« La réputation d'érudit de Jacques Viger était connue de tous ceux qui avaient un intérêt pour l'histoire du Canada, et elle atteignait les États-Unis et l'Europe » (Nathalie Hamel, Vie et Œuvre de Jacques Viger, 2002, p. 76).


Fondateur visionnaire
Selon Maurice Lemire, « il aurait ouvert la voie des études historiques » et son mérite résiderait davantage « dans le rôle d'animateur qu'il a joué auprès des intellectuels de son temps » que dans ses œuvres. (Maurice Lemire, La vie littéraire au Québec, 1992, p. 98 et 154).

Viger a été membre de la Société Saint-Jean-Baptiste et son action comme fondateur de la Société historique de Montréal en 1858 s'est naturellement inscrite dans l'ensemble de sa vie.

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