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Édouard-Raymond Fabre (1849-1851)

Édouard-Raymond Fabre est né le 15 septembre 1799 à Montréal. Premier véritable libraire, homme politique et patriote, il a été maire de Montréal de 1849 à 1851. Il décède du choléra le 16 juillet 1854 à Montréal.

Entre 1807 et 1812, Édouard-Raymond Fabre étudie chez les Sulpiciens au petit séminaire de Montréal. À quatorze ans, il devient commis pour la maison Arthur Webster, l’une des quincailleries les plus importantes de la ville où il apprend les rudiments du commerce. En 1822, il quitte le pays pour Paris où il fait son apprentissage à la réputée librairie Martin Bossange. À son retour, il fonde sa propre librairie. Jusqu’à sa mort, en association avec différentes personnes, il garde ce commerce reconnu auprès des étudiants, des enseignants, des membres des professions libérales et plus tard du clergé.

À partir de la fin des années 1820, il devient l’un des membres actifs du mouvement réformiste et patriote. En 1835, il participe à la fondation de la Maison canadienne de commerce et de la Banque du peuple, institutions mises sur pied afin de contrecarrer la suprématie financière canadienne-anglaise. Grand ami de Louis-Joseph Papineau – à qui il voue une admiration sans borne – il soutient les activités des patriotes. Sa librairie est l’un des quartiers généraux du groupe et il supporte notamment les journaux La Minerve et le Vindicator, principaux moyens de diffusion des idées réformistes. Arrêté le 12 décembre 1838 suite aux rébellions, il est toutefois relâché, faute de preuves.

Sur la scène politique municipale, Fabre fait ses débuts dès la constitution de Montréal en 1833, à titre de membre du Comité sanitaire de la ville. En 1844, il est président du grand jury de Montréal et à partir de 1848, il est échevin pour le quartier Est. La même année, on lui confie la présidence du comité des finances. Excellent gestionnaire, il accomplit si bien cette tâche que le conseil l’élit maire en 1849, sans qu’il n’aspire véritablement au titre de premier citoyen. Il est réélu dans les mêmes circonstances l’année suivante pour un second mandat. Durant son passage à la mairie, il est très actif. On lui doit notamment l’assainissement des finances de la ville et l’organisation des secours pour contrer l’épidémie de choléra en 1851. Il est également appelé à gérer les insurrections des Tories en avril 1849, suite à l’indemnisation des victimes de la répression des rébellions de 1837-1838. À sa mort, Louis-Joseph Papineau dit de lui qu’il a « rendu au pays des services insignes ».

Voir : Dictionnaire biographique du Canada en ligne


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