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L’avènement des commissions échevinales

Les refontes successives de la charte en 1874, 1889 et 1899 témoignent de cette expansion accélérée.  Par ailleurs, elles précisent les attributions de la municipalité.  En 1874, la Corporation de la Cité de Montréal devient la Cité de Montréal.  Cette même année, la Ville se dote d’une structure formelle de gouvernement.  Le poste de conseiller est aboli, et des commissions échevinales assurent désormais la direction des services municipaux :  les finances, la voirie, l’alimentation en eau potable, la santé, les marchés, la police, les incendies et l’éclairage, les parcs et traverses, l’incinération.

Avant leur mise en application, les modifications apportées à la charte doivent être approuvées par Québec.  Car bien que Montréal puisse se gouverner en vertu de l’acte de l’Amérique du Nord britannique qui a fondé le Canada en 1867, les provinces détiennent le pouvoir de réglementer les activités des villes sur leur territoire.  Ainsi, Montréal ne possède en réalité que les attributions qui lui sont déléguées par la législature provinciale.

Néanmoins, au XIXe siècle, ce mode de fonctionnement convient assez bien aux municipalités.  Selon les conceptions libérales du temps, l’état provincial n’intervient que dans les limites de l’essentiel.  Toutefois, au XXe siècle, Québec s’immiscera plus fréquemment dans des secteurs jusque-là dévolus aux municipalités.  La voirie, le travail et la santé sont du lot.  Dès lors, la province se donne de nouvelles structures en vue de réglementer le fonctionnement des institutions municipales.

 


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